Dimanche 26 juin 2011 7 26 /06 /Juin /2011 23:42

Désolée pour cette insupportable attente qui aura néanmoins permis de très beaux commentaires dont je remercie les auteur(e)s !

Ce n'est ni une femme dénudée (quoique), ni une pub pour Telefunken, il a bien une sorte de ceinture, sans boucle mais de type chasteté, il n'a pas de sein mais est bien plus qu'un saint, c'est donc ?

Voici un zoom de la photo de la chambre des députés : au-dessus du fauteuil du président de l'assemblée trône bien... un Christ en croix.christ député

Je n'ai toutefois pas réussi à savoir s'il avait un droit de vote ou non...

Par celle in Brazil - Publié dans : Brasilia
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Lundi 13 juin 2011 1 13 /06 /Juin /2011 23:12

 

 Visiter Brasilia, c'est comme se promener dans un musée à ciel ouvert fait de jardins et d'édifices recelant eux-mêmes des trésors du design des années 60, des oeuvres d'artistes internationaux, des expositions temporaires...

peinture Amaral

 

Au Palacio do Planalto (celui du pouvoir exécutif, cf. plus loin), une exposition d'oeuvres d'artistes brésiliennes, où l'on peut admirer la Joconde nationale : Abaporu, de Tarsila de Amaral, qui a initié le mouvement "anthropophage" (comment ça vous ne connaissez pas?!).


Dans le hall du Congresso Nacional, une tapisserie de Burle Marx, paysagiste mais aussi artiste très très polyvalent.

tapisserie BMarx

Chose à peine croyable sous notre latitude, l'ensemble des bâtiments politiques sont non seulement libres d'accès mais en plus de charmants guides sont à votre disposition pour décrire le quotidien des hommes politiques tout en vous éclairant sur les oeuvres d'art ponctuant ça et là les halls, les salons, les bureaux. Comparaison intéressante, les jardins de Matignon étaient ouverts pour la manifestation "rendez-vous" aux jardins le week-end dernier et pas moins d'une vingtaine de gardes de toutes sortes contrôlaient les entrèes, ornaient les allées et fermaient la marche...

 

pontNiemeyer faisant partie du trio gagnant, la ville a été son grand terrain de jeu et on l'imagine tracer 100 fois la courbe -parce qu'il adore les courbes- de la colonne du palais d'Itamaraty ou celle de la cathédrale jusqu'à trouver la plus harmonieuse. Si Brasilia lui ressemble et a gagné pour la même raison en harmonie, Niemeyer n'a pas eu le monopole de la création.

 

Petite visite guidée des édifices les plus prestigieux.

 

praça 3 poderes

Dans la tête de l'oideau, la place des 3 pouvoirs exécutif, judiciaire et législatif, chacun représenté par un palais formant un triangle : o Palacio do Planalto, o Supremo Tribunal Federal et o Congresso Nacional.

 

monumento libertadeA l'extrémité de la tête, un monument en hommage à la liberté et à la démocratie, dessiné par... Niemeyer avec des vitraux de Marianne Peretti. Un oiseau peut-être?

 

 congresso nacionalO Palacio do Congresso Nacional créé le lien avec le "cou" et occupe le point de fuite de l'axe monumental formé par le corps de l'oiseau.

La forme du bâtiment, connue pour sa singularité, joue sur l'horizontalité d'une base très fine chapeautée de 2 coupoles et la verticalité d'un immense immeuble en "H" signifiant "Humanité". La coupole orientée vers la terre abrite le sénat et celle ouverte sur le ciel la chambre des députés, sans que Niemeyer n'y ait apparement mis aucune arrière-pensée. Mais la coupole ouverte joue la tasse fumante avec les nuages et rappelle la présence incroyable du ciel dans cette ville où Magali, à coup sûr, se serait arrêtée 1000 fois pour immortaliser ces humeurs en blanc et bleu !

A l'intérieur, des jardins de Burle Marx -bien sûr- tout en longueur et des murs en blanc et bleu (tiens tiens, les ciels de Magali?) décorés par Athos Bulcao -évidemment-.

 

ministerios ministère façade

Dans le cou de l'oiseau, l'enfilade des ministères en 2 rangées strictement identiques cadrant l'axe monumental.

 

ministere justice Itamaraty exterior

 

Seuls le ministère de la Justice et le Palais d'Itamaraty (des affaires étrangères), qui se font face et sont les plus proches du Palais du Congrès, diffèrent des autres dans leur forme et légèrement entre eux : les arcs de la façade du ministère de la Justice sont rythmés par des vasques dont l'eau se déverse dans le jardin aquatique.

Itamaraty croquis intérieur copieItamaraty oeuvres2

 


tunnelUn réseau très fonctionnel de tunnels relie les ministères à leurs services et cache certainement quelques liaisons facilitant les relations politiques, peut-être jusqu'à l'habitation officielle de Dilma (que j'ai appelée Dilia dans le dernier article, desculpa Presidente e obrigada Sylvia !) ?!!

 Avorada 

 

 

 

 

 

Cette maison a été construite volontairement en dehors de l'oiseau, au-delà de la tête -fonction oblige- et au bord du grand lac. Elle se visite également et affiche ses arcs Niemeyeriens sans complexe au bout d'une grande pelouse broutée par des émeus, protégée par le plus intelligent des obstacles : un ha-ha (un large fossé rempli d'eau qui crée une barrière physique mais non visuelle).

 


catedral

Un peu plus loin, toujours le long de l'axe monumental, la très célèbre cathédrale, qui paraît toute petite par rapport à l'idée que je m'en étais faite ! Malgré les barrières et panneaux de chantier affichant les mérites d'un Petrobras dont le mécénat lui permet de s'offrir une sensibilité artistique, la forme dite en couronne d'épine du Christ et la prouesse architectonique libérant d'immenses vitraux (par Marianne Peretti) sont impressionants.

A tel point que je m'y suis reprise au moins 5 fois pour trouver LA bonne courbe. catedral anjocatedral campanario

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saisissant également, les 3 anges gigantesques (d'Alfredo Ceschiatti et Dante Croce) planant dans les vapeurs blanches, vertes et bleues de la lumière diffusée par les vitraux. Suspendus à la voûte, ils en augmentent la hauteur par le jeu de leurs tailles décroissantes.

Le clocher isolé en forme de gros rateau vaut également le détour.

 

igreja Fatima

Des églises occupent les "ailes" de l'oiseau au rythme d'une pour 4 quadras, dans la mesure où chaque habitant doit pouvoir étudier, faire ses courses et prier à 2 pas de chez lui.

La plus célèbre est la petite église Notre Dame de Fatima, dans la fameuse quadra 308 (cf. article précédent). Oscar (on commence à être familier...) lui a donné la forme d'une cornette de bonne soeur légère. Les murs extérieurs sont emmaillés de colombes et d'étoiles du berger blancs, noirs et bleus imaginés par Athos Bulcao.

 

 Dom bosco geral

Et puis il y a Dom Bosco, le sanctuaire de celui qui avait prédit la construction de Brasilia, on en fit un saint, on lui bâtit un abri.

A moins d'être aveugle, il suffit d'y pénétrer pour croire en Dieu en moins de 2 secondes sans aucune préméditation. Preuve en est que l'auteur n'est pas, cette fois ce communiste de Niemeyer, mais Carlos Vasconcelos Nave qui eut l'idée géniale et perverse d'agir sur nos rétines en démultipliant à l'infini les carrés de vitraux aux teintes apaisantes et lumineuses, qui couvrent quelques 2200m²!

 

 

 

 

Dom bosco vitrais Dom Bosco detail vitraux scintillant


Au sous-sol, un petit musée sur sa vie son oeuvre et des centaines de statuettes ultra kitch à emporter pour revivre le miracle à la maison.

A noter -sans aucune comparaison douteuse maman je l'jure- que les habitants sont très fervents de spiritisme et que non loin de Brasilia, une ville nommé Brasilendia accueille les adeptes de l'au-delà qui ont construit un aéro-ovni pour recevoir les extra-terrestres, si si.

 

congresso camara deputadosMais quel rapport au fait entre la politique et la religion?!

Regardez bien cette photo -un peu floue, désolée j'étais perturbée- de la chambre des Députés et vous comprendrez une partie du véritable esprit brésilien...!

 

Ras le bol du béton et des analyses urbanistiques ?

Pas de panique, je vous emmène la prochaine fois à Recife, retrouver le Brasil de verdade !!!

Par celle in Brazil - Publié dans : Brasilia
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Lundi 30 mai 2011 1 30 /05 /Mai /2011 21:50

 

Bientôt 3 ans -3 ans!!!- que je n'étais pas retournée au Brésil, 1 an et demi que je n'avais pas rédigé d'article. Pas très sérieux...!

 

avion

L'hiver s'achève ce 31 mars soir lorsque j'abandonne Paris, la température monte à Lisbonne, se réchauffe encore en paroles aux côtés de mon voisin qui retourne chez lui près de Brasilia. L'air y est très sec m'avertit-il, boire et se mettre de la crème dans le nez sont ses mots d'ordre.

candangos

 

dilia

 

 

 

 

 

Brasilia, ville-nouvelle, nouvelle ville de Dilia, construite en 3 ans sur un désert devenu jardin, à la sueur du front des "candangos", ces travailleurs dont on n'avait pas prévu qu'ils resteraient habiter sur leur chantier, se faisant les urbanistes d'un quartier ignoré qui accueille aujourh'ui des artistes et abrite des lieux de vie sympathiques le haussant au rang de quartier à la mode (avant son inexorable bobo-isation?).

 

vue quadra 308 Brasilia

Ma chance incroyable sera d'être accueillie au 5ème étage d'un immeuble "made by Niemeyer" au coeur de LA superquadra 508, aile Sud, vue sur les arbres choisis par Burle-Marx, qui serait heureux de vérifier que son idée d'immeubles ayant poussé au coeur d'un jardin fonctionne pour de bon.

Les résidences imaginées par Niemeyer profitent au mieux de ces paysages et affichent une façade arrière blanche quadrillée d'innombrables petites ouvertures.

 

arriere quadra 308 Brasilia

Les immeuble, légers, reposent sur des pilotis, idée géniale permettant au regard, au lieu de buter sur une façade, de se prolonger sur le jardin suivant. Le sol de ce rez-de-chaussé ouvert est couvert de grandes dalles noires reflétant les pilliers. Partout Brasilia se joue des reflets avec les sols, les murs, pour évoquer une eau trop rare dans un environnement à l'époque si aride.

SNV89399

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

tulipe africaine

Les arbres, les gazons et les parterres de fleurs trompent les esprits en prouvant la réussite d'un projet qui, tel une oasis, a réussi la gageure de transformer un morceau de nature. Burle Marx a en plus eu l'intelligence de choisir de nombreux arbres fruitiers dont les habitants se régalent à chaque saison.

 

momument kubitschek

equipe BrasiliaBrasilia, ville-avion ou oiseau a été imaginée par l'équipe Oscar Niemeyer (architecte), Lucio Costa (urbaniste) et Roberto Burle Marx (paysagiste), sous la présidence de Juscelino Kubitschek qui parvint à y déplacer la capitale, alors située à Rio (au prix de salaires multipliés par 10 pour les fonctionnaires d'état les plus rétissents à quitter ce paradis pour une plaine aride et poussiéreuse!).

azulejos Brasilia

 

SNV89387

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ajoutons à ce trio les nombreux artistes pour lesquels la ville nouvelle a été une occasion unique d'exprimer leur talent, parfois sous de multiples formes comme Athos Bulcao dont les azulejos colorés se jouant de la géométrie émaillent les murs de toute la cité et qui, comme les courbes élégantes de Niemeyer, sont l'empreinte et la distinction brasilienses.

 

 

plan avion Brasilia

 

 

 

SNV89625

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le musée d'art moderne

 

 

Poétique certes, la forme de la ville n'en est pas moins ultra fonctionnelle : une tête-état avec la place des 3 pouvoirs, un cou de ministère, un corps rassemblant les différents services (musée, théâtre, cathédrale, hôtels, banques, shopping, bureaux, etc;), une gare routière à la croisée des ailes (les gares ferroviaires n'existaient et n'existent toujours pas) qui accueillent les habitations. Il paraît même que cette disposition permettrait, en cas de révolte, d'isoler le pouvoir en coupant la tête de l'oiseau !

 

tesorinho

Construite à l'époque où émergeait l'idée d'une séparation des circulations automobiles et piétonnes, Brasilia l'a été aussi en plein âge d'or du pétrole et ouvre 2 voies royales, larges comme des autoroutes, aux voitures qui profitent au mieux des perspectives offertes par les grands axes et interdisent ce loisir au piéton qui s'imagine mieux devoir franchir un fleuve bondé de piranhas. L'idée, pas mauvaise pourtant, de n'avoir aucun feu rouge pour éviter toute sorte de blocage du trafic a engendré des sorties de voies en forme de "petits ciseaux", des boucles qui permettent de passer d'un axe à l'autre sans s'arrêter.

 

passage pieton

Dans les ailes, l'ambiance est néanmoins tout autre, les passages piétons recommandent de "donner un signal de vie" aux automobilistes pour traverser, et ça marche ! Signe à éviter dans n'importe quelle autre ville du pays sous peine de terminer sous la voiture, bras tendu...

 

SNV89381 SNV89375Les ailes sont constituées de "superquadras" faites chacune 2 quadras contenant des immeubles d'habitations et des services et bordées de commerces. A l'intérieur des superquadras dit Lucio Costa "les immeubles résidentiels peuvent être disposés de manière variée, obéissant à 2 principes généraux : gabarit maximum de 6 étages avec pilotis, et séparation du trafic des véhicules de celui des piétons, permettant l'accès à l'école et aux commodités existante à l'intérieur de chaque quadra".

principe superquadrasSNV89370 

Ce qui est effectivement génial, c'est de pouvoir descendre en tenue de danse pour aller suivre son cours au gymnase, d'aller à pied à l'école (et à l'église bien sûr!), d'avoir un point de taxi au pied de chez soi, le tout dans un jardin.

Pour les commerces, la réussite est à modérer. D'une part, ils devaient être ouverts sur l'intérieur des quadras -côté jardin- avec accès livraison par la rue, mais ils se sont "retournés pour offrir leurs vitrines à la circulation. D'autre part le mélange souhaité des types de commerces a laissé place à des rues à thèmes, obligeant à prendre sa voiture pour ce qui ne se trouve pas à proximité, ou mieux, pour aller se promener au shopping (grands centres commerciaux très appréciés comme lieux de promenade...).

 

arbre ecole françaisepetit metier Brasilia

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le bémol de la ville idéale ? Outre une pièce taille cage à hamster pour loger l'indispensable bonne dans des appartements pourtant vastes, aucun système n'a été imaginé pour accueillir une classe moyenne ou basse qui a édifié ses propres villes "satelittes" au-delà de l'oiseau et vient quotidiennement y travailler, redonnant à la ville la couleur et l'humanité sans lesquels elle n'aurait pas survécu.

 

  vendeurs coco

Juste avant l'heure de la récréation, un couple prépare des noix de coco

qu'ils vendront ensuite dans la cour aux enfants de l'école française.

Par celle in Brazil - Publié dans : Brasilia
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Dimanche 13 septembre 2009 7 13 /09 /Sep /2009 23:21
Début août, au chalet d'Anne-Sophie, à Abondance dans les Alpes,
certains prennent de la hauteur,
quand d'autres découvrent l'attraction terrestre
Par celle in Brazil - Publié dans : les Alpes
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Mercredi 15 juillet 2009 3 15 /07 /Juil /2009 23:39
la tête au soleil
ou dans les étoiles
en face à face
bonheur total
vivement la suite
cet été
Par celle in Brazil - Publié dans : St-Jean-de-Luz
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Jeudi 21 mai 2009 4 21 /05 /Mai /2009 19:51

Le ksar d'Aï-Benhadou, camouflé dans la roche nue dont il a extrait ses murs ocre-roses, domine l'Oued Mellah que l'on traverse à dos de dromadaire ou pieds nus sur un chemin de grosses pierres glissantes.


Le plateau désertique à 1200m et les montagnes du Haut Atlas. Des cailloux, du sable, quelques chardons pour les ânes et la trace creuse d'un oued souvent tari.


En remontant la vallée du Dadès, les palmiers cèdent le sol aux bouleaux à l'écorce d'un blanc immaculé et aux amandiers en fleurs roses. Les parois abruptes en millefeuilles obliques ou tout en rondeurs rougeoyantes des gorges plongent à pic sur un camaïeu géométrique de cultures vert tendre.


L'absinthe du désert, ramassée entre Zagora et M'Hamid, où le désert de cailloux devient sable, les tamaris remplacent les acacias. Des nattes d'herbes séchées placées en bandes parallèles obliques de part et d'autres de la route empêchent le sable d'ensevelir l'étroite chaussée.


Nuit dans le désert. Le temps s'arrête autour du thé, du chat et de la tajine aux dattes. Le vent souffle et transporte le sable en légers nuages surfant sur les dunes à perte d'horizon. Les guides chantent dès le lever du soleil, c'est beau et apaisant ; comme les ramasseurs de riz au Laos, pour le courage aussi ; je me dis qu'en France on ne chante plus. Des puits creusés à plus de 15 mètres de profondeur apportent de l'eau salée qui relève mal le goût du dentifrice.


Par celle in Brazil - Publié dans : Maroc
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Mardi 28 avril 2009 2 28 /04 /Avr /2009 23:40

Réveil à Ouarzazate le matin du 6 mars.

Depuis la chambre, les maisons de terre rose aux ombres vives sous le poids du soleil.

 









Au centre du quartier de l'Unité, la mosquée d'Hay el Wahda dresse vers l'azur son minaret couronné d'une brochette de boules soutenant un petit croissant de lune.

En face, à la terrasse du salon de thé, il faut déguster les bonnes pâtisseries accompagnées d'un kawa. Pour du lait fouetté parsemé de grains de nescafé, demander un café !

 

 

La kasbah Taourirt domine le ksar. Cet ancien quartier juif et arabe, la palmeraie et le fleuve constituaient pour la demeure princière autant de protections contre les invasions. Dans la haute tour, les appartements sont plus vastes et plus décorés à mesure que l'on grimpe les étages pour aboutisr à ceux du Pacha. Les plafonds sont faits de tiges de laurier rose teintées de safran, coquelicot, henné, indigo, quartz, feuille de menthe et kohol, dessinant des formes géométriques entre des poutres de palmier ou de tremble.

 

Entre Ouarzazate et la montagne, la vallée luxuriante accueille des cultures maraîchères protégées du soleil par les larges feuilles des palmiers. Des petites levées de terre cernant les mini-parcelles carrées permettent de retenir l'eau guidée par un ingénieux système d'irrigation.

 








En attendant la sortie de l'école Marcel Proust.

En face, le salon d'esthétique me rappelle quelque chose du Brésil, dans un décor pourtant nettement plus... habillé...

Tapis au coeur du très populaire quartier de l'ancien ksar, le restaurant de la Kasbah des Sables surprend par la grandiloquence de son décor et de l'ambiance, fruits d'une observation subtile de la culture et des traditions marocaines, et de la patience que les passionnés savent acquérir pour aboutir leur rêve, dont leurs hôtes, aujourd'hui, se régalent.

Dos à la cheminée crépitante d'un des petits salons entourant les bassins, je peints l'entrée et son lustre gigantesque dans une semie pénombre apaisante.

Par celle in Brazil - Publié dans : Maroc
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Mardi 20 janvier 2009 2 20 /01 /Jan /2009 20:26

Je l'ai rencontré le 18 janvier 2009
Ele tinha 3 dias
46cm, 2kg320
Era biondo con grandi occhi neri
fantastic
bellissimo
wunderbar
extraordinario

signé / merci de m'aider à arrêter un des choix suivants :
1/ tata qui pique
2/ tanteline
3/ tartine 
Par celle in Brazil
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Lundi 5 janvier 2009 1 05 /01 /Jan /2009 23:12
Bonne année 2009, disais-je donc...
 
Pour ne jamais oublier un réveillon :
- arrangez-vous pour que votre cousine italienne, qui habite Amsterdam et qui a la bonne idée de partir réveillonner sous le soleil de Madrid, vous prête son appartement en ville
- choisissez un hiver comme les hollandais n'en ont pas connu depuis 10 ans et regrettez de ne pas rester assez longtemps pour les voir patiner sur les canaux si le gel épaissit
- sortez boire un verre en début de soirée pour apprécier l'ambiance, léger comme l'air, presque rien dans les poches
- retournez tranquillement vers l'appartement pour vous préparer à la nuit la plus colorée de l'hiver
- fouillez bien votre sac et réalisez que vous n'avez aucune idée d'où se trouvent les clés
...
- abandonnez l'idée que la propriétaire, qui habite le même immeuble, qui est quasi sourde et la seule du pays à ne pas parler anglais, puisse vous ouvrir
- faites votre parcours en sens inverse et rencontrez l'Amsteldamois, celui qui vous conseille le serrurier de nuit, celui qui s'épate de votre chance ou celle qui vous offre des chocolats ("elle est à toi cette chanson...")
- pesez le pour et le contre entre trouver une chambre d'hôtel un 31 décembre sur la capitale et se réveiller au petit matin en bonhomme de neige sous un pont
- contentez-vous de la single room au 4ème étage du 3 étoiles et ... 
- admirez les feux d'artifices sur toute la ville, vue imprenable !

Epilogue : le lendemain dans l'après-midi et non sans mal, retrouvez les clés (restées sur la porte de l'appartement bien entendu...) mais retournez essayer le second hôtel 3 étoiles réservé au cas où par pré-paiement obligatoire de l'intégralité de la nuit.
Par celle in Brazil - Publié dans : Amsterdam
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Jeudi 20 novembre 2008 4 20 /11 /Nov /2008 23:01

9°C à Paris le 17 octobre 2008. Vol 840 pour Ho-Chiminh-Ville avec Vietnam airlines, seconde de luxe, plutôt beaucoup mieux pour les jambes pendant 12h. Je découvre une langue étrange aux lettres ornées de flèches et d'accents incroyables. Escale à Phnom Penh, Cambodge, des japonais parlent aux hôtesses en anglais, ça paraît bêtement bizarre mais les langues asiatiques sont encore plus éloignées entre elles que les langues européennes.


Atterrissage à Vientiane, 34°C, yes!

Mon visa est tamponné en 5 minutes et Céline m'attend dans le petit aéroport de la capitale.

Consciente de mon décalage, elle -qui est arrivée à Bangkok en Thaïlande 18 jours plus tôt- se charge de commander un taxi et dégaine une impressionnante liasse de billets à l'effigie du président. La monnaie ne vaut pas grand chose (1€ = 11000 kip), les pièces n'existent pas et le plus petit billet affiche 500 kip.


Vientiane se parcourt facilement et agréablement à pied. Des vélos à louer pour pousser jusqu'au grand stupa doré, le tuk-tuk pour se ménager ou rejoindre les gares routières toujours plus loin des villes que les aéroports. 




Les rues sont bordées d'alignements de frangipaniers au parfum envoûtant, traditionnellement plantés près des temples et dont la fleur blanche est le symbole du pays.


Les temples abondent et brillent de toutes leurs dorures. Ils se trouvent au centre de jardins ornés de bouddhas dans diverses  mudras (positions), d'urnes funéraires richement décorées -parfois très disco (va savoir pourquoi, j'ai pensé à toi Béline, en prenant cette photo !)- et d'arbres remarquables (on a observé plusieurs fois 7 bouddhas aux positions toutes différentes entourant le plus bel arbre du jardin du temple). 




Le Wat Sisaket, temple situé au coeur d'une sorte de cloître, abrite 10000 bouddhas de quelques centimètres à plusieurs mètres.


Comme au Wat Haysok, temple aux 5 toits, les rampes des escaliers sont souvent des serpents, animal lié à l'eau et particulièrement à la pluie.

Devant chaque maison, une réplique miniature de temple permet de calmer les phi, esprits qui auraient l'envie de s'échapper des corps, par des offrandes. Le Laos compte 60% de bouddhistes et 30% d'animistes mais tous croient aux esprits.



Un peu à l'écart de la ville, Wat That Luang (Wat signifie temple, vous l'avez compris), abrite une hanche et un cheveu de bouddha dans son immense stupa doré. C'est le monument religieux le plus important du pays. 



A une quinzaine de kilomètres de la cité, un facteur cheval local a construit des centaines de représentations de bouddha en béton, dont un gigantesque bouddha couché, dans un parc bordant le Mékong (merci pour la belle photo Céline!).

















Le Mékong, large aux eaux brunes, appartient à la ville. Sauvages et boueuses, les rives accueillent quelques cabanes, un terrain de « pétangue » où les laotiens s'adonnent à l'une de leurs activités préférées depuis que la France y a laissé quelques traces version Marius et Jeannette, en plus de la baguette !










En coeur de ville, d'incroyables terrasses juchées sur de frêles pieux genre Mikado permettant de déguster la Beer Lao ou de bons et copieux petits plats en surplombant les eaux. C'est bon c'est sain.


Face à nous, la Thaïlande et sur le fleuve, à la tombée de la nuit, une longue barque effilée d'où s'échappe le chant d'un pêcheur.








Les gens sourient et saluent tout le temps, incroyable. Premiers rudiments linguistiques pour tenter d'établir un échange que le sourires facilitent énormément : « sabaïdi » (bonjour), « kop chaï » (merci) « kop chai laï laï » pour merci beaucoup. J'en resterai à peu près là...


Première grosse pluie pour réapprendre la patience. La saison des moussons devrait se terminer bientôt mais ces grosses averses ne durent jamais longtemps. Comme au Brésil, les parapluies servent aussi d'ombrelle.


A Vientiane, les Champs Elysées (véridique!) relient le palais présidentiel au Patuxai, un arc de triomphe inspiré du nôtre, quelques arabesques en plus !

Paris pourrait quant à elle reprendre l'idée géniale des poubelles de ville 100% en pneu recyclé.










Aucun stress, une guide patiente qui se chargera de m'orienter le temps de ma déconnection progressive pour m'immerger réellement dans ce voyage magnifique. La vie est belle...


Par celle in Brazil - Publié dans : Laos
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