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Lundi 26 novembre 2007

Une personne que je ne citerai pas m'a demandé dans un mail personnel (histoire de ne pas se griller sur le blog) du ragot, du vrai du beau, à propos des habitudes vestimentaires brésiliennes et toute la vérité sur le port du string. J'hésitais franchement à écrire un tel article, respect, crainte du jugement non fondé, culture différente... mais puisqu'il le faut, je vais me mouiller toute entière jusqu'au cou, vous faire voir ce que je vois avec mon regard d'européenne et assumer totalement les montagnes de généralités et d'exagérations que je vais divulguer sur la toile...

aq-mode.JPG
1/ Première règle, importantissime :

zéro complexe

 > Pour les filles : on montre toutes ses formes, on assume un max, on en est fière.

> Pour les gars : on se met à l'aise, normal il fait chaud, c'est pas beau, qu'importe ?

2/ Deuxième règle :
Le brésilien aime les femmes callipyges et les mollets bien rebondis.
Quant à savoir ce que les brésiliennes aiment chez les hommes, je n'arrive pas à saisir. Je ne sais pas si le fait de relever son T-Shirt pour exhiber un gros ventre relève de la parade nuptiale ou non.


* Mes vêtements


En bas :
Donc pour répondre aux canons de beauté du pays, les femmes montrent... leurs fesses.
Et plus elles sont larges et rebondies, plus elles sont moulées et mises en valeur d'une façon inversement proportionnelle à la manière dont on les cacherait en France. Cela au point que dans les boutiques de vêtement, les mannequins portant pantalons, shorts et jupes sont présentés de dos, histoire d'apprécier l'effet vu de derrière !!! La preuve ? de-dos-copie-1.jpg

Eh oui, Patricià, ma prof de portugais m'a même expliqué que les brésiliens parlaient des fesses des filles comme de « la préférence nationale » !!!

On comprend mieux pourquoi le jean ultra moulant est tellement à la mode, 95% des femmes en portent avec un faible pour les shorts et les mini- jupes (compter 10 bons centimètres de hauteur, à réaliser soit même avec un vieil ourlet de pantalon), c'est mieux pour la ventilation biens sûr.

On enregistre ainsi un certain nombre de cas de torticolis chez les hommes, mais finalement pas plus qu'en France...

mod--le-complet.jpg En haut :
Une plus grande diversité pour les tops mais toujours le moins de tissu possible (il fait toujours aussi chaud), de la couleur mais du synthétique, c'est insupportable d'accord, mais c'est pas cher, on peut en changer plus souvent (et ce n'est rien à côté de la mode du bas nylon d'il y a 2 ans...).
Des décolletés plongeants, des ventres à l'air (surtout les filles enceintes), des dos nus ou barbouillés de ficelles et beaucoup de transparence dévoilant de nombreux modèles de soutiens-gorges, très classe.
A noter que -préférence nationale aidant- les seins à la Jane en mon genre n'ont aucun complexe à avoir si elles sont bien lestées par ailleurs...

Cas particuliers :
En beaucoup moins sexy, il y a les uniformes scolaires des enfants, T-Shirt et bas de survêtement aux couleurs de l'école, le plus souvent en pur synthétique, pour un sauna intime c'est parfait. Il y a aussi la version sexy-strict de la mini-jupe à plis d'écolière.
Et puis les tenues des vendeuses : chemisette à col rond teinte pastel (rose, vert ou bleu, comme des sucres d'orge) assortie à un pantalon à pince, matière type jersey comme ceux de papy, sûrement très agréable à porter ; rajouter le filet à chignon de Martine à la danse, ça donne au magasin un genre plus hygiénique...

 
* Mes chaussures

Pour les chaussures, ce n'est vraiment pas compliqué.

Pour les gars, choix entre :
- des tongs,
- des baskets de cosmonautes que j'aimerais pas être à côté quand ils les enlèvent le soir.

Pour les filles :
    - des tongs (semelle allant de 1 à 10cm),

    - des chaussures que seule ma Barbie pouvait porter -parce que de toute façon elle avait le         pied déformé pour- avec des talons hauts et effilés, des lanières vernies roses, vertes, bleues,     dorées, argentées ou à paillettes, talons-fins-copie-1.jpg
  • samba.JPG Version plus chic
    de la danseuse
    de samba carioca
    (remarquer au passage
    la basket de soirée
    du partenaire...)





    - des chaussures qu'on ne voit en France qu'aux pieds des drag-queen les jours de gay-parade. La semelle compensée en liège gravée de motifs seventies est à l'honneur.

mes-sandales.JPG A côté, avec mes chaussures traditionnelles d'Amazonie, je passe juste pour une bonne soeur...
C'est sûr, on se croirait parfois au coeur d'une réserve naturelle de grands échassiers mais bon, les talons d'une part ça grandit les nombreuses petites tailles, d'autre part ça relève les fesses, pas négligeable. Et je vous jure que c'est franchement énervant quand je me prends les pieds dans les trous et les bosses des rues alors que ces filles perchées sur 15cm sont parfaitement à l'aise !


* Mes sous-vêtements

En haut :

Concernant soutien-gorge, il y a pour l'instant à ma connaissance 2 écoles : celle de Manaus et celle de Rio. En effet, les tops minimum représentent un vrai problème dans la mesure où ils laissent forcément voir les dessous.

A Manaus, on ne se prend pas la tête : on voit mon sous-tif en dentelle noire, et alors ? bon ok je l'enlève et ça se voit, pas plus grave.

A Rio, ça rivalise d'imagination pour résoudre ce dilemme : avoir le sein fier sans voir son soutien. Dans les rues, les ventes de bretelles transparentes et de coques font fureur, même si c'est du plastique et que ce n'est pas franchement agréable par 39 degrés, il faut souffrir pour être belle.

En bas :
Bon, venons-en au fait : le string.
Ici, il porte le joli nom de fil dental (prononcer fiou dentao), fil dentaire. Et ils savent de quoi ils parlent. Une bonne analyse de plage m'a permis de le vérifier : 100% des femmes le portent, toutes fesses confondues.

Mais attention, il en existe plusieurs formes, par ordre décroissant, il y a :


* le genre culotte rentrée dans les fesses, triangle isocèle dont la base la plus large
serait au bas du dos et dont la pointe aboutirait au 2ème tiers des fesses,
 

* le genre « brésilien » (votre épilation préférée), de dos ça donne un triangle à la base relativement étroite mais qui se prolonge jusqu'en bas des fesses,

* enfin, le maxi-mini, un triangle équilatéral de fortune décorant le bas du dos
qui permet de joindre tous les fils.

Mais n'allez pas provoquer la brésilienne en optant pour le sein nu, c'est pas bien vu, mettez au moins 2 étoiles au bout, c'est nettement plus présentable.
A part ça, paraîtrait que les françaises, elles, portent beaucoup plus de strings sous leurs vêtements, ça se voit quand elles se baissent et c'est quasi choquant pour les brésiliennes... alors!

Une question pour conclure ce sujet édifiant : est-ce que le centre de gravité féminin idéal descendrait avec les parallèles?!

Par celle in Brazil - Publié dans : être brésilien(ne)
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Jeudi 22 novembre 2007
Suite et fin du cent ans de paysage à Rio...

Rio, c'est un vrai paradis pour les paysagistes, enfin surtout pour Burle Marx qui a dessiné 95% des parcs de la ville, à se demander quelle place il occupait sur la scène politique et s'il était le seul à exercer cette profession dans le pays...! Très doué on n'en doute pas un seul instant, j'hésite même à en faire ma nouvelle idole (avant Gilou...? aie choix difficile, mais après Serge Briffaud, faut pas exagérer non plus). jardin-MAM.jpg

Le parc de la cathédrale, les jardins suspendus du siège de Petrobras, la place Carioca, le jardin de la station du bonde de Lapa, du Museu de Arte Moderna, l'immense parc de Flamengo le long de la mer, les jardins des artistes argentés du quartier Santa Teresa et bien sûr la promenade de Copacabana avec ses vagues en noir et blanc légendaires qui évoluent au fil des rues et des places et que l'on retrouve jusqu'à Manaus... sont ses oeuvres. Et j'en oublie certainement. Sans parler des villes de Sao Paulo et Brasilia où les espaces publics portent sa signature autant voire plus qu'à Rio.

Chercher le bon arrêt de bus, attendre 1h30, voyager 2h, c'est le prix à payer pour découvrir la propriété du grand maître. Et même s'il faut 4 gardes pour atteindre la visite guidée qui a commencé depuis 1h et que 2 autres ferment la marche parce qu'ils ont bien saisi qu'on voulait se planquer et attendre la fermeture pour vivre le lieu seules et plus longtemps, le jardin est à la hauteur de nos attentes : un mélange savoureux d'une végétation foisonnante de 3500 espèces différentes, d'eau et d'interventions plastiques (mais qui est la 2ème personne de ce "on" capable d'opter pour un programme tellement orienté paysage ... ? ben une autre paysagiste bien sûr et française avec ça, du nom de Magali, voilà). compo-parc-BM.jpg
Des centaines d'arbres qui me sont totalement inconnus, des racines extravagantes, des tapissantes formant des dessins abstraits multicolores, une nurserie abritant des heliconias même poilus, des fougères préhistoriques, des dizaines d'espèces de begonias, des anthurium, des grimpantes aux fleurs vulgaires, etc. etc. fleur-grimpante.JPG

Les statues aux formes psychédéliques apparaissent au détour d'une allée pavée, un mur couvert de fougères avec cette géométrie si caractéristique, des bassins et des fontaines jaillissantes pour rafraîchir les esprits après une attaque en règle de moustiques.

Et ce point de vue sur l'horizon que la quinzaine de jardiniers du site s'attache à entretenir, pure merveille.

Quand ils ne sont pas de Burle Marx, les parcs de la ville datent du 19ème et ont été dessinés surtout par les paysagistes français de Pedro II (Petropolis, vous vous rappelez ?) Il y a même un parc à la française portant le nom de praça Paris. Et puis toutes les rues de Rio sont bordées d'alignements de manguiers, de palmiers et de... mais que font toutes ces plantes vertes en pleine terre ? c'est pas possible un ficus benjamina aussi grand, il faut que j'en rapporte un pour remplacer celui des bureaux de la rue Palvézy...


Pour ça, pas la peine d'aller chez Truffaut ou Jardiland,
la moindre placette accueille une baraque
verdoyante -grand choix de plantes
à toute heure- tenue par un paysagiste
proposant ses services en matière de plantation
et d'aménagement de jardins...

plan-jardim-bot.jpg


Deux visites assidues au jardin botanique de la ville, mais il m'en faudrait bien plus pour commencer à reconnaître toutes ces espèces bizarres. Là-bas, j'ai vu les fruits obèses des jacquiers, des lotus en plateau dont on pourrait faire une barque, des collections de broméliacées qui serviraient de réceptacle aux moustiques propagateurs de la dengue mais les savants se disputent sur le sujet, des cacaotiers, des caféiers, des allées somptueuses de palmiers impériaux (que Pedro II n'autorisait à planter qu'aux endroits qu'il visitait...) et j'ai entendu des cigales dont le cri ressemble étrangement au son strident d'une scie circulaire.

allee-jardim-bot.jpg Un jardin super dangereux quand on y pense, j'en prends conscience en remarquant les fruits géants éventrés dévorés par les insectes, beurk, après s'être lourdement laissé tomber sur les allées, comme ces feuilles de palmiers qui paraissent bien plus petites tout là haut...

fac-archi.jpg
Et tant qu'à pousser le zèle à son apogée, pourquoi pas un petit tour du côté de l'université d'architecture, paysage et urbanisme (ici on est formé pour tout ça à la fois!) pour suivre la conférence d'un professeur français en anglais traduit en portugais sur les espaces publics ; c'est loin du centre, 1 heure de bus, mais ça vaut le coup pour la vue sur la mer et l'ambiance étudiante en petite piqûre de rappel.

Problème : je n'ai pas eu le temps de visiter le parc de Lage, ni de faire le tour à vélo du lac de Freitas en sirotant des noix de coco. Et mon bronzage n'est pas encore parfait... c'est sûr j'y retourne. En février tant qu'à faire, pour le carnaval qui aura lieu du 3 au 6, je sais qu'on m'y attend déjà pour danser le samba !

Par celle in Brazil - Publié dans : SRP (strictement réservé aux paysagistes)
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Mercredi 21 novembre 2007
caipirinha-copie-1.JPG Dans les bars à samba où elle rivalise avec la bière ; moins chère dans les rues de Lapa, où les vendeurs proposent aussi de drôles de mélanges bière-cachaça ; pour patienter avant d'avoir une table au resto ; dans les rues de Manaus pour accompagner les barbecues entre amis ; en apéro avant le poisson et jusque chez Syl20 pour m'aider parfois à m'endormir, la caipirinha est partout !
En fait, deux semaines ne suffisaient pas pour se rendre compte qu'elle mérite vraiment son nom de boisson nationale -à servir remplie de glaçons à ras bord et à boire plus vite qu'il ne lui faut de temps pour se réchauffer...

Sinon, à Rio j'ai goûté une autre boisson traditionnelle aux haricots noirs qui se boit brûlante, pas mal !


Par celle in Brazil - Publié dans : être brésilien(ne)
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Lundi 19 novembre 2007

peinture-Rio-copie-2.jpg En réponse à Renaud, juste 2 peintures de Rio, l'une réalisée au début, l'autre à la fin du XIXème siècle... l'extension n'a fait que se poursuivre ensuite à mesure que la mata atlantica se réduisait (forêt de type atlantique spécifique de cette région) qui subsiste heureusement dans le parc national da Tijuca près du Christ de Corcovaldo. Les habitants, qui préféraient s'installer dans des immeubles le long de plages, ont quitté progressivement le centre ancien et le « barra world », un nouvel ensemble de barres à habiter (pas 2 ou 3 non, des centaines) est en construction sur la cote, étirant encore la ville vers l'ouest en un quartier qui n'en est pas un...

Mais je prépare aujourd'hui un article pour reverdir le blason de la ville !

Par celle in Brazil - Publié dans : Rio de Janeiro
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Vendredi 16 novembre 2007
 
vue-d-avion.jpg Rio c'est d'abord l'attente d'une apparition, le nez collé au hublot du petit avion venant de Sao-Paolo au lever du soleil. Surtout garder les yeux ouverts même après une nuit blanche de vol, j'ai quand-même la meilleure place à droite pour admirer toute la cote : une ondulation continue de dunes noires, étrange, des centaines d'îles et de presqu'îles et tout à coup une ville gigantesque, étalée depuis les buildings de la côte jusqu'aux sommets des collines dont le relief n'effraie pas les bâtisseurs des favelas, pas d'autre choix. Je n'arrive pas à comprendre le découpage entre terre et mer avant que l'avion n'atterrisse, mais au décollage pour le retour, je reconnais presque chaque quartier...

Visite guidée.

vue-aerienne-Rio-copie-1.jpg En fait, Rio n'est pas construite directement sur l'océan atlantique, comme je le pensais avant, mais sur la rive Est de la baie de Guanabara. Elle s'est peu à peu étirée le long de la cote depuis le centre ancien pour atteindre finalement l'océan au Sud, perçant les collines qui freinaient son développement de tunnels (comme celui qui s'est effondré juste avant notre arrivée). Ces collines (morros) au relief très abrupt forment un véritable écrin enserrant la cité de versants arides à la terre noire ou de forêts impénétrables (tiens, un macaque!) et vont mourir dans l'eau turquoise de la baie, pour resurgir ça et là, blopblop, en de multiples petites îles et presqu'îles. Oui, c'est beau.

L'organisation quadrillée des rues permet de se repérer relativement facilement.

* Alors au Nord se trouve le centro, quartier ancien aujourd'hui d'affaire. Il faut s'entendre, « ancien » ici bien sûr, ça remonte très rarement à plus de 150 ans. aq-cathedrale.jpg Mais ce centre étonne parce que les bâtiments 19ème côtoient des immeubles 15 fois plus hauts qu'eux, un effet de créneaux incroyable le long des avenues, le théâtre et le musée des beaux arts début 20ème, la drôle (?) de cathédrale conique de 1976, les immeubles Petrobras qui écrasent de toute leur économie, des ruelles bordées de boutiques colorées, une pâtisserie début 20ème avec serveurs en noir et blanc et musique classique où l'on se gave de petits gâteaux sous prétexte de découverte culturelle...

pano-depuis-Christ.jpg * Un quartier que je n'ai pas visité à l'Est du centre : Maracanà... désolée pour les amateurs de foutchebol... mais en regardant bien, vous verrez le stade, le petit rond là à gauche, c'est ça !!!

Lapa.jpg * Au sud du centre, Lapa, le quartier de la nuit où 100 concerts se jouent chaque soir dans des lieux tous plus beaux les uns que les autres, où la samba sort dans les rues comme les vendeurs de bière et de caïpirinha, où les femmes comme les hommes portent le talon haut... Lapa, c'est l'âme nocturne de Rio (et je développerai peut-être plus tard... qui sait).

* Lapa est dominé par le quartier Santa Teresa que l'on atteint par un petit tram, le « bonde », installé au sommet de l'ancien aqueduc qui alimentait la ville en eau, les Arcos de Lapa. On grimpe pour 0,60 Réal, assis ou debout sur le marche-pied s'il n'y a plus de place, sensations fortes assurées à 100m au-dessus de la terre ferme quand mes pieds frôlent le bord du pont... Ancien quartier des poètes, des peintres, des musiciens et de mécènes dont on profite aujourd'hui des collections, vue imprenable sur la baie. Vue-de-Santa-Teresa.jpg

* Plus au Sud, les quartiers bien vivants de Gloria et Flamengo avec « le remblai » gagné sur la mer pour désengorger la ville de la circulation, aménagé en parc par Burle Marx. Puis Botafogo avec son port et la presqu'île du Pào de Açugar (pain de sucre), honte non dissimulée dans le téléphérique envahi de groupes de retraités français qui menacent de faire balancer le téléphérique, jouent de leur sifflet de foot made in China et matent sans détour les décolletés plongeant des autochtones...

* Une colline à franchir en une station de métro et voilà les plages de Leme et Copacabana... alors, ce rêve européen ? Un front de mer légèrement écrasant d'immeubles touchant le ciel, mais une très belle plage -découpée par catégories de fréquentations : babacools, musiciens, travestis, bronzage intense, etc.-, une eau à température idéale, des vendeurs ambulants et courageux de bijoux, de boissons, de paréos, d'huîtres (si si) et de DVD pirates, des artistes de châteaux de sable capables d'édifier de véritables monuments éphémères, des centaines de strings mais je vous jure aucun sein nu (des carrés de 2cm2 pour cacher le bout des seins? ah, ça oui). aq-pauses-Copacabana.jpg

Une marche rituelle et respectueuse
sur les 7Km de vagues en noir et blanc
du grand maître Burle Marx
et un churros qui se mange
ici fourré de « doce de leite »,
sorte de caramel, saupoudré
de cannelle, ça craint pour la
ligne maillot de bain au delà d'une unité.




* Encore une colline et on atteint l'atlantique avec les plages chicos d'Ipanema et Leblon et leurs surfeurs, le lac Rodrigo de Freitas en arrière bordé du jockey club et du jardin botanique.

* Et les favelas, le sentiment d'insécurité, tout ça ? euh ben, sans vouloir minimiser quoique ce soit, franchement je ne me suis jamais senti en danger, bien sûr, je ne me suis pas promenée en hurlant sur les plages à 4h du mat et je sortais toujours accompagnée le soir mais je connais maintenant une française bien plus « téméraire » mordue de salsa et de samba qui a découvert seule Lapa et ses danseurs souriants alors que certaines cariocas n'osent pas s'y aventurer !

Les favelas font partie intégrantes de la ville et la couleur rouge de leurs constructions de briques et de broc marque visuellement leurs limites. Ces quartiers ont des portes d'entrée comme certaines rues de la ville sont closes et gardées. Sauf qu'au lieu d'ascenseurs, il faut de très bonnes jambes pour rentrer chez soi ou, avec un peu d'argent, prendre une moto-taxi de cross parce que les voitures n'arrivent même pas à grimper de telles pentes. C'est tout ce que je sais parce que je n'ai pas non plus été m'y promener. J'aurais pu accepter les propositions de certaines agences qui font découvrir des favelas pour changer notre vision a priori négative, mais le 4x4 de promenade donne un genre safari plutôt paradoxal.

Christ.jpg Et puis en arrière plan, le Christ rédempteur juché à 710m sur le morro de Corcovaldo et visible de n'importe où, domine autant les immeubles que les favelas. Un alléluia avec le prêtre black qui se dodeline au pied du géant barbu accompagné de brésiliens qui hurlent leur foi et tout le monde est content.

MAC.jpg


On prend un bateau pour traverser la baie et rejoindre la ville de Niteroï, où Niemeyer a construit le célèbre MAC (Museu de Arte Contemporânea) en 1996. Je pensais trouver une sorte d'OVNI connoté années 70 et j'ai admiré une osmose parfaite entre l'architecture et le site en surplomb sur la mer, offrant un panorama unique sur les collines d'en face, d'où le Christ m'est même apparu flottant au-dessus d'un petit nuage...
Par celle in Brazil - Publié dans : Rio de Janeiro
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Mercredi 14 novembre 2007

Petropolis est une drôle de petite ville à 70Km au nord de Rio. Imaginez les villas type néoclassique ou régionalistes d'Arcachon dans un paysage de petites montagnes couvertes de bois et de pâtures, mais tropical. archis.jpg C'est une région de l'état de Rio appelée regiào serrana culminant à environ 900m d'altitude que Pedro II, empereur du Brésil au XIXème siècle, avait choisi comme lieu de villégiature pour fuir la chaleur torride de Rio en été (au moment de notre hiver en France). C'est lui qui décida de la forme urbanistique que prendrait la ville : respect du tracé des cours d'eau et des flancs de montagne, bravo. Le bâti s'est donc organisé en fonction des rivières, franchissables en de multiples endroits par des petits ponts rouges caractéristiques et l'architecture témoigne des goûts de la cour (venue du Portugal) de l'époque.

palacio-Pedro-II.jpg Le Palàcio imperial, fraise et chantilly, immense, a conservé la totalité de son mobilier d'origine ; étrange sensation que celle d'y trouver en majorité des tapis et tapisseries d'Aubusson, des meubles de Guéret et de la porcelaine de Limoges... !
Pedro II disposait rien que pour lui de 2 paysagistes -français- Binot et Glaziou, qui ont dessiné la majorité des parcs et jardins de la ville. Le plus singulier au milieu de toutes ces plantes tropicales, c'est la présence de petits hortensias bleus de 50cm de hauteur, jamais vus en Europe, qui résistent à la chaleur et au plein soleil (OK j'arrête, ça commence à dévier sérieusement botanisto-paysagiste là...).

 

Palacio-Cristal.jpg Encore une impression de se retrouver en France en découvrant le Palàcio de Cristal, une serre en fer et en verre dont la structure a été offerte... par la France (certainement refilé par Eiffel qui n'avait pas bien calculé ses quantités...). Ce palais était un cadeau du Comte d'Eu à sa femme, la fille de Pedro II (c'est sûr, il voulait se mettre bien avec son beau-père parce d'autres cadeaux comme ça, il y en a plein la ville...).


Bat-normand.jpg



Le palais Quitandinha est un ancien
casino
construit en 1944 dans un
pur style normand...
2 ans avant
l'interdiction des jeux au Brésil, dommage!

SNV80332.JPG Petropolis, c'est aussi
la ville où Santos Dumont,
le père de l'aviation,
fit construire une
maison-chalet en 1918
pour s'y retirer, trop déçu
que son invention ait servi
au combat lors de la
1ère guerre mondiale.
Vue-LNCC.jpg




Vue depuis notre hôtel, à 6Km de Petropolis, sur le bâtiment du LNCC au pied de la montagne, où Syl20 et ses collègues chercheurs cogitaient sec pendant que je me promenais. Egalement installé ici pour profiter de la "fraîcheur" (c'est vrai, il ne devait faire que 23 la nuit...), c'est le plus grand centre de modélisation du Brésil qui travaille notamment sur le climat et qui a par exemple démontré l'impact direct de la déforestation amazonienne sur le temps qu'il fait à Sao Paulo...

A demain pour la visite guidée de Rio !

 


 

Par celle in Brazil - Publié dans : Rio de Janeiro
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Mardi 13 novembre 2007
SUS au MAR, Avis au amateurs et amatrices : il semblerait que le pays recèle des trésors inespérés de rocailles, Petropolis, Rio, on en trouve partout, du jamais vu, des formes incroyables et inédites !!!

 

grand-pont.jpg Quel être réellement humain resterait insensible face à cet agencement de pierre, de béton et de végétaux, scène d'une harmonie parfaite, où seule la parole manque à ce petit pêcheur aussi prêt à extirper un poisson de la rivière que moi à dégainer mon appareil photo face à une rocaille ?

petits-ponts.jpg

Quel oeil censé n'admirerait pas la diversité et l'originalité du dessin des courbes et contre-courbes des vraies fausses branches de ces petits ponts jalonnant les parcs de Rio ?



SNV80305.JPG
Et que dire de ce local technique pour le fonctionnement d'une fontaine, enchâssé dans les circonvolutions du tronc d'un arbre, dont les lianes se confondent et dont la porte en fer rouge rappelle habilement le vocabulaire du mobilier urbain de Petropolis, une véritable apogée rocailleuse !!!



C'était une petite introduction à mon séjour dans le Sud-Est, en réponse au MAR, qui va devoir ramer sérieusement pour la contre-offensive...

Par celle in Brazil - Publié dans : SRP (strictement réservé aux paysagistes)
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Dimanche 28 octobre 2007

2-carte-vol-Petro-Rio.jpg

Depart cette nuit pour Rio, via Sao Paulo (4 heures de vol et 2h de decalage horaire avec Manaus, donc comme il me semble que l'heure change cette nuit en France, il n'y aura plus que 3 heures de decalage entre Rio et Paris, et 5h entre Manaus et Paris, c'est clair?). Nous passerons d'abord 3 jours a Petropolis, cite de villegiature des cariocas a 100 Km au Nord de Rio, puis 10 jours a Rio ou nous logerons pres de la plage de Copacabana...

J'essaierai d'aller dans des cyber-cafes mais je n'emporte pas de portable, donc je ne promets pas d'alimenter le blog lors de ce sejour.

Rendez-vous apres mon retour le 9 novembre ... Ate logo !

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Dimanche 28 octobre 2007
Chers BL,
Suite a nos conversations animees, sortes de brainstorming particulierement fructueux visant a doter le futur arrivant du plus beau des prenoms, vous trouverez ci-apres et comme convenu une liste de prenoms bresiliens dans laquelle vous decouvrirez, j'en suis certaine, LA perle, ce prenom ideal auquel vous n'aviez pas encore (oser) pense(r) :

Pour une fille :

  • dans le genre classique : Patricia, Maria, Marilia, Manoela, Catharyna, Renata, Marina, Eduarda, Jocilene, Hilda, Lucrecia

  • dans un style plus original : Lindaura, Luana, Flora, Florinda, Alciene, Silmara, Benigna

  • carrement portugais : Maria-Auxiliadora (> Dora), Maria-Conçeiçao, Maria-Aparecida (> Cida), Dolores

  • tout a fait ringard : Cintia

  • ou un joli prenom indien : Yara, Jacira, Maïra, Iaci...

Pour un garçon :

  • classique : Jorge, Joan, Lucas, Arnoldo, Mateos, Marcio, Sandro, Inacio, Edgardo

  • plus original : Nivaldo, Neivaldo, Jacinto, Itamar, Nitamar, Natanael, Atinoel, Valdir

  • franchement singulier ... : Hipocrate, Demostenes, Atila, Robinson, Gutenbergue, Ulisses, Bismarc, Moises (et ce n'est pas une blague, finalement Tarzan ce n'est pas du tout ridicule...).

(Desolee, il n'y a ni les accents ni indication de prononciation, mais je vous promets qu'a l'oreille, c'est encore mieux).

Au Bresil, la diversite des prenoms est bien plus grande que celle des noms de famille qui, etant souvent les memes, ne permettent pas une bonne identification. Du coup, ils sont souvent crees de toutes pieces par les parents.

Mode d'emploi :

  • melanger le prenom de la mere et du pere (ce qui pourrait donner Chrisrole, ça ressemble a une marque de cornflakes, ou Carophe, pas mieux...)

  • donner un air de famille aux fratries en declinant les prenoms par l'ajout de lettres ou de syllabes (oui, il faut deja penser a la suite), ex : Flora > Florinda / Itamar > Nitamar / Nivaldo > Neivaldo, etc.

  • enfin, n'oubliez pas de lui offrir un nom de famille tout a fait complet, comprenant le nom du pere, de la mere, mais aussi des grand-parents, ce qui peut devenir assez genant quand il s'agit de remplir de la paperasse...

Souhaitant que mes propositions retiennent toute votre attention et dans l'attente de pouvoir m'en assurer des mon retour, attenciosamente

bebe-bresilien.jpg

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Dimanche 28 octobre 2007

vendeuse-fruits.jpg Avec un minimum de 28 degre a 6h le matin a l'interieur - donc a l'ombre, une bonne partie du temps des journees mais aussi des nuits est consacre a boire. Comme l'eau potable ne se trouve quasiment qu'en bouteille et que le pays regorge d'une diversite incroyable de fruits dont les noms n'existent souvent meme pas en français, les bresiliens s'abreuvent de jus frais (« sugo », je sais Renaud que Marie-Pierre a deja exploite le filon!). On ne parcourt jamais 20 metres sans croiser un vendeur de fruits sur le trottoir, une baraque a noix de coco (simplement percees au sommet, a boire avec une paille) ou un bar a jus (genre « bar a vin » version tropicale) qui propose plusieurs dizaines de sortes de jus de fruit. Avec un demi litre de liquide dans l'estomac, ça suffit parfois pour le dejeuner, surtout s'il s'agit d'avocat (volume equivalent au minimum a 3 fois les notres).

aqua-caju.jpg Au choix, papaye, goyave, pasteque, citron, orange, mandarine, coco, banane (les varietes sont aussi nombreuses que nos varietes de pommes), avocat, mangue, ananas, cacao (rien a voir avec le goût du chocolat), fruit de la passion pour ceux dont on se fait une petite idee ; mais aussi guarana, açai, cupuaçu, cajou, acerola, bacaba, abacatada, araça-boi, abacaxi, vinho de buriti, vinho de pataua, etc. sans parler du jenipapo qui doit etre pourri avant d'etre presse... (je n'y arrive pas encore, la reaction d'un bresilien face a un camembert sans doute).

jus-et-fruits-prive.jpg Les repas aussi sont accompagnes de jus, et de biere plutot legere (apres la Belgique forcement...), ça reste desalterant. Et puis pour les repas du samedi midi et les soirs de fete, la fameuse caipirinha avec 3 tonnes de sucre, du citron vert (pour François : Citrus aurantiifolia, celui en haut a droite sur la 1ere aquarelle), beaucoup de glaçon et un bon pilon, sauf qu'il paraîtrait qu'il s'agit plus d'une boisson pour les etrangers que nationale... deception ?



Quant au cafe, il est hyper torrefie,
plutot doux, d'une couleur tirant sur le roux
et servi avec autant de sucre que de liquide
si on ne precise rien...
et a 10h, avec une part d'un demi metre cube
de gateau au chocolat fondant, on a gagne
son taux de calorie hebdomadaire !

Par celle in Brazil - Publié dans : être brésilien(ne)
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