Aurelie disparait en sautillant tel un cabri derriere les vitres de la douane
LE moment d'extreme solitude...
...Et Bruxelles comme une toile d'araignee geante arrimee a la terre, scintillante de gouttes oranges.
Il est 19h15
Londres : arrivee a 19h25 (20h25 en France), Terminal 4, attente jusqu'a 22h30.
Dans l'avion pour Sao Paulo, l'ecran qui affichenotre parcours (l'image est mauvaise je sais,
on passait certainement dans un nuage...)
montre que nous survolons Quimper
(hello Bertrand!)
puis Lisbonne avant la grande traversee.
Sao Paulo : arrivee a 7h10 (12h10 en France) le 18 octobre, faire la queue pour le
passage a la police federale (« wellcome » me dit l'aimable policier), recuperer ses bagages, faire la queue pour la douane, rien a declarer, faire la queue pour re-enregistrer mes
bagages, impossible, mon avion part dans trop longtemps... Je dois attendre toute la journee ici le prochain vol pour Manaus qui ne partira que ce soir a 20h.
Je sors prendre l'air, 1ere vision du Bresil : le ciel est couvert, des palmiers, de grandes toles soulignant des collines arborees a l'arriere plan, des centaines d'oiseaux chantent.
Un gars vient me parler lorsque je dessine, je lui reponds en anglais
que je ne parle pas (encore...) portugais, grand sourire, puis un 2eme ; plus tard un type qui se trouvait dans le meme avion que moi me fait un signe, pas de drague masquee, le bresilien
m'apparait dans toute sa splendeur d'aimabilite... Decision du jour : potasser le bresilien sur ma methode Assimil et acheter un dico.
Au lieu de quoi je passe 13h a me contorsionner sur toutes les banquettes de l'aeroport, un masque sur les yeux, bercee par les commentaires d'un match de foot, de matchs de tennis (beaucoup moins d'adeptes tout a coup) et les appels a repetition des passagers en retard. J'emerge a 20h18 alors que mon avion decollait a 20h, mon inconscient irrigue de portugais avait heureusement bien saisi qu'il aurait un retard de... 20 minutes. Dans le bus qui nous emmene a l'avion, tout le monde parle, rit, les amazonas se reconnaissent, belle ambiance. L'avion est tout petit, une place au hublot pour chacun, dommage qu'il fasse nuit...
Enfin Manaus : j'atterris a 23h (5h du matin en France).
"On ne voyage pas pour le plaisir, on voyage pour vérifier quelque chose, un rêve..."