Publicité

l'Amazonie

Jeudi 10 janvier 2008

bateau-boca-rio-Cuieras.jpg Nous voilà revenus de notre séjour-balade en bateau de 5 jours sur le Rio Negro et l'un de ses affluents en amont de Manaus, le Rio Cuieras. demo23.jpg

Pour situer ce dont je parle ensuite : cette vue aérienne présente Manaus (tâche rose) sur la rive gauche (Nord) du rio Negro, la confluence (à droite) avec le rio Solimoes (en bleu), une portion du rio Negro que nous avons parcourue, ses affluents et une partie de l'archipel d'Anavilhanas (en haut à gauche). On ne voit malheureusement pas la petite ville de Novo Airao, encore plus en amont.

Présentation de la maison flottante :
le-bateau.JPG vue d'ensemble du bateau avec ses grandes bâches bleues, à fermer de préférence la nuit (sauf en cas d'horrible sensation d'asphyxie par le moteur du générateur de lumière) et dès qu'une pluie arrive, souvent précipitamment (sauf départ prématuré en canot, auquel cas on se réjouit de n'avoir aucune autre solution que de bénéficier d'une bonne douche à durée indéterminée...)

bateau-rez-chaussee.jpg cuisine.JPG




au rez-de-chaussée, la cabine de pilotage et la salle à manger sur l'avant,
la petite cuisine ultra ventilée sur l'arrière

1er-etage.jpg




au 1er, la chambre et la terrasse panoramique






Les accompagnants : monsieur qui pilote, madame qui cuisine, leur fils qui aide au pilotage et adore passer la serpillière et notre guide à qui nous avons attribué le petit nom de « Chouchou »...
Nous, nous sommes 5 + Gabriel, le petit frère de Patricia (ma professeur de portugais), sur-excité parce qu'il sort pour la 1ère fois de Manaus.

encontras-aguas.JPG Pour commencer, nous avons été observer « a incontras das aguas" (la rencontre des eaux) à 10Km en aval de Manaus : il s'agit de la confluence des eaux noires et acides du Rio Negro (22 degrés, 2Km/h) et des eaux limoneuses du Rio Solimoes (28 degrés, 5Km/h). Leurs caractéristiques propres sont tellement différentes qu'elles n'arrivent pas à se mélanger pendant plus de 6 Km, ce qui donne cette « frontière » vanille et chocolat assez spectaculaire, que l'on voit très nettement sur la vue aérienne.
Puis retour en arrière et remontée du Rio Negro en amont de Manaus.



Le rythme :
lever pour le petit-déjeuner vers 7h00 / la nuit venue
repérage de l'arbre idéal au tronc bien dégagé sur la berge d'un affluent tranquille pour amarrer le bateau et coucher après le dîner vers 20h30 (ben oui, il fait déjà nuit depuis plus de 2h et ces journées sont tellement harassantes...), les ondes balançant les hamacs (ou les bousculant si on se trouve par erreur à proximité immédiate d'une autoroute à bateaux), l'oreille aiguisée par les cris des oiseaux, les hénissements des grenouilles et le passage furtif des animaux qui se réveillent à l'heure où l'on s'endort pour rester bien cachés le jour, les malins.
Entre les 2, ça varie : douches en cabine ou bain dans la rivière à toutes heures, déjeuner normalement à 12h30 pouvant subir un léger décalage de 3h si Chouchou se trompe dans ses calculs de distance... et bien sûr, des sorties.

bateau-petit-paradis.jpg Au programme :

grimper-a--ai.JPG * promenades dans cette forêt immense, spectaculaire et sans repère aucun (Chouchou nous a appris à grimper à un palmier et à ne pas mourir de soif grâce à une liane incroyablement aqueuse, mais pas à rester calme sous des nuées de moustiques ni à retenir nos hurlements quand les fourmis pinceuses s'accrochent à tout prix à nos jambes...),

heveas.JPG * visite du musée du caoutchouc avec un ancien « seringueiro » (c'est toujours bon de se faire rappeler que l'homme est doté d'une capacité créative frôlant la perfection quand il s'agit d'imaginer une forme d'esclavagisme),

chez-Lopez.JPG
* arrêts dans de petits "villages" aux maisons en bois, flottantes ou sur pilotis avec de grands escaliers pour s'adapter aux niveaux des eaux : sur la photo, c'est le magasin "chez Lopez" repérable de nuit grâce à une grande guirlande lumineuse donnant au site un petit côté surréaliste, pris depuis le bateau qui était accroché à l'esplanade d'un bar-restaurant flottant avec toilettes suspendues au-dessus de l'eau...

canot.JPG

* balades en canot, notamment jusqu'à de petites cascades en empruntant le rio Cuieras (après 2h15 de parcours sous la pluie contre ½h annoncée, nous constatons que Chouchou s'est encore trompé : ce ne sont pas celles-là que Sylvain voulait nous montrer...) et dans un igarapé (suite à 2 départs en sens exactement opposé, Chouchou qui commençait à perdre sérieusement la boule a dû se faire seconder par le fils du bateau...), bateau-igapo.jpg

* passage prudent au milieu de « l'igapo » : cette partie de forêt noyée progressivement par la montée des eaux -qui atteint quand-même 14m à Manaus- laisse apparaître les squelettes des arbres morts servant de perchoir aux hérons et permet aux poissons de déguster les fruits des palmiers dont ils peuvent enfin atteindre la ramure,

* traversée de l'archipel d'Anavilhanas constitué de 400 îles sur 90Km de long (voir vue aérienne),

bateau-objets-bois.jpg * promenade dans la petite ville de Novo Airao : visite de la Fondation Almerinda Malaquias où l'on fabrique de très beaux objets à partir de bois tropicaux ramassés en forêt et rencontre des petits dauphins roses amazoniens, apprivoisés par une jeune amazonienne devenue célèbre

bateau-dormir.jpg


* mais aussi sieste (Chouchou nous a presque inquiété sur le retour lorsqu'il a dormi plus de 3h sur la caisse du moteur), dessiner.JPG dessin, bateau-contemplation.jpg contemplation  des paysages qui défilent, de cette immensité verte, des berges inaccessibles brunes ou rouges, ponctuées ça et là de cahutes en bois sur pilotis interloquant Gabriel qui se demande bien comment les gens qui habitent là vont faire leurs courses tous les jours...
Note : toute ressemblance avec des personnes connues serait totalement inespéré

Par celle in Brazil
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mardi 1 janvier 2008

Malocas-orchidee.jpg 26 décembre, les amis de Syl20 sont arrivés hier de Montpellier.
Ce matin, les bagages sont limités pour ne pas surcharger le bateau : un petit sac par personne contenant au moins une bonne paire de chaussures, un pantalon et du produit anti-moustiques, même si le fleuve que l'on va emprunter draine un eau dite « noire », acide, qui a plutôt tendance à les repousser.
vue-du-lodge.JPG
Une heure de voiture pour se rendre dans la ville de Rio Preto do Eva ("fleuve noir d'Eve"...), au Nord-Est de Manaus, où nous attend la petite embarcation qui s'enfonce durant plus d'une heure et demie dans la forêt.

En cette saison des pluies, les eaux ont commencé à immerger les troncs des arbres, rendant plus facile la navigation mais créant également un enchevêtrement de chemins d'eau que le conducteur seul sait distinguer. On aimerait voir par son oeil et comprendre ces repères pour nous indéchiffrables qui lui dictent quel bras emprunter, où ralentir lorsque la profondeur est moindre et certainement un tas d'autres choses
Paysage incroyable, on arrête spontanément les commentaires.
Regarder, se remplir les yeux de ce qu'ils n'ont encore jamais vu.
Demi-tour pour admirer un paresseux suspendu au-dessus du fleuve qui ne prend même pas la peine de bouger. Malocas.jpg La barque accoste enfin au pied du lodge de Malocas, les oreilles bourdonnent encore mais on s'étonne déjà du silence absolu qui règne ici. Quelques cabanes en bois sur du sable blanc, le bruissement des feuilles dans la brise, des chants d'oiseaux par centaine. perruches.JPG

 

Trois repas pour rythmer des journées dictées par le soleil, un poisson différent chaque fois, les bougies qui s'allument avant la tombée de la nuit à 6h, au moment où les animaux se réveillent. eclairage-exterieur.jpg
L'absence d'électricité rapproche et favorise la discussion : regroupement dans la cabane centrale autour d'une ou deux caïpirinha en attendant le dîner aux chandelles.
mon-hamac.JPG Se laisser ensuite bercer dans son hamac par les ploufs des poissons acrobatiques, les cris des bêtes de la forêt dont on n'arrive pas à imaginer le portrait, le passage à proximité trop immédiate d'animaux téméraires qui tendent les muscles et affûtent les sens, et l'espoir sincère de ne pas constituer le repas d'une once...


brume-matinale.JPG


Le jour, promenades en forêt avec Germano, notre guide "natif" au point qu'il s'y enfonce en short et tongs. Il nous présente p
resque chaque arbre et chacune de leurs propriétés et, d'un morceau de bois ou d'une feuille, fait naître une toupie, une couronne, un panier, un anneau, un serpent articulé ou une flûte de pan. Malocas-Germano.jpg












Malocas-almo--o-na-mata.jpg
J'ai particulièrement aimé son service d'assiettes 100% végétales, pièces uniques faites de pliages de feuilles multicolores tenues par une épine. cachoeira-Tucumao-copie-1.JPG Découverte de 2 cascades, seuls puits de lumière au coeur de cette densité verte. Dégustation de fourmies rousses à grosse tête pour les plus gourmets. fourmies.JPG
Une pluie par jour, douche tiède agréable quand elle a lieu en forêt, beaucoup moins drôle quand on doit ramer plus vite et écoper le fond de la pirogue.

notre-cabane.JPG Et pour ravaler un fou rire, rien de tel qu'une petite tentative de rencontre nocturne des crocodiles sous le feu de la lampe torche, les fesses se placent toutes seules bien au centre de la barque, pas une main ne traîne, le silence absolu et le guide qui en rajoute en éteignant sa lampe pour avancer, ça calme... sauf quand Bruno, en manque soudain, attrape une nicorette et que le bruit de métal froissé résonne dans l'immensité au moment même où Germano braquait sa lumière sur les 2 globes dorés d'un petit qui, alerté par ce son étrange, replonge aussitôt...

ananas.JPG Demain, je repars pour 5 jours en bateau en amont de Manaus sur le Rio Negro puis l'un de ses affluents, le Rio Cuieras... je vous raconterai, bien sûr!

Au fait... FELIZ ANO NOVO PARA TODOS VOCES !!!
 
Par celle in Brazil
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Lundi 17 décembre 2007
Un lecteur-commentateur attentif m'a fait part de ses doutes à propos du serpent qui se trouvait dans les eaux du Rio Negro.
Une discussion avec des personnes plus calées sur la faune a confirmé que le serpent ne se reposait pas comme ça avait été dit sur le bateau, mais qu'on l'avait dérangé en pleine préparation de repas, car il était en train d'étouffer une proie (beaucoup moins zen le serpent tout à coup...).
Le lecteur-commentateur m'a envoyé un dossier bien documenté, dans lequel j'ai reconnu parmi tant d'espèces toutes plus belles et inventives les unes que les autres, mon anaconda, que je vous présente en photo :

snake.jpg coucou !
 

Je retiens de cette lecture passionnante que :

- l'anaconda cumule les qualités de second serpent le plus grand du monde (Anaconda géant, celui de l'Amazonie...) et du serpent le plus gros par son poids
- il peut avaler des biches quand sa lui prend ou des enfants selon son appétit
- particulièrement à l'aise dans l'eau, il étouffe ses proies en s'enroulant autour d'elles et un homme de 70kg mesurant 1m70 n'a aucune chance de lui résister
- posté en haut d'un arbre ou d'un rocher, il préfère le saut à l'élastique pour les en cas qui ont le malheur de passer en-dessous (voilà une réponse au commentaire de K-rol à propos de l'article sur le hamac...)
- et pour finir, il adore le climat amazonien...
 

Tout cela tombe très bien à l'approche de notre sortie en forêt prévue juste après Noël puis de notre remontée du Rio Negro en bateau, moi qui regrettais de ne plus avoir de batterie dans mon appareil photo pour vous le montrer! Il ne manquerait plus que je faiblisse au moment où l'on me prend pour Lara Croft...

 

Merci Seb !

Par celle in Brazil
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Lundi 10 décembre 2007
Pour passer une journée du style tranquille Emile, à l'aise Blaise qui vous fera détester encore plus l'hiver en France, voire penser « ça va, elle s'embête pas celle-là, non seulement elle ne fout rien mais en plus elle nous nargue», il faut :
Se lever à 6h30 pour être au port à 8h (tout de suite c'est moins drôle pour un samedi... surtout après cette soirée au café-samba « o chao das estrelas » le champ d'étoiles, c'est vrai qu'on en voit pas mal briller là-bas, mais ceci est une autre histoire...).
Charger les vivres pour la journée, le charbon, le barbecue, de l'eau, beaucoup d'eau (ou plutôt, de la bière et des sodas, beaucoup de sodas...), des kilos de glace pilée dans les congélateurs (toujours pas très fun pour l'instant...).

Boire un café sur l'embarcadère (poua, c'est vraiment trop sucré, je ne m'y ferai jamais) et manger une tapiocina, sorte de crèpe au manioc avec fromage et tucumao, le fruit d'un palmier local, en attendant que tout le monde arrive (et repenser qu'on s'est levé tôt pour être à l'heure).
Lever l'ancre et voir s'éloigner la ville en remontant le fleuve noir (Rio negro). Rio-Negro-pilotis.jpg
Se dire
que les favelas avec leurs cabanes de bois colorées fichées sur des pilotis au bord du fleuve ont quelque chose d'autrement plus logique que les immeubles et pavillons qui les remplacent peu à peu.
S'émerveiller de ces bateaux-tours qui ressemblent à des pièces montées.
Pour passer le temps, apprendre à jouer à un jeu de cartes brésilien sous mon grand chapeau de paille à l'étage du bateau.
Prêter l'oreille à la musique de celui qui joue de la guitare au fond de son hamac et aux voix qui l'accompagnent de temps en temps. Rio-Negro-boa.jpg
Faire demi-tour pour titiller un énorme boa enroulé sur lui-même, comme mort, mais qui file subitement en une longue ondulation dès qu'un des passagers le frôle avec un bâton (le boa a trouvé cette astuce pour se reposer dans l'eau car il n'a malheureusement pas de bras pour faire la planche...).
Choisir judicieusement l'une des innombrables plage où accoster ; bien sûr il n'y a pas âme (humaine) à l'horizon mais l'orientation, la dimension, la proximité de la forêt, le grain du sable sont des éléments d'importance... et puis il faut un terrain plat pour les parties de futchebol et le filet du badminton, un lieu abrité pour le barbecue, etc.
Rio-Negro-plage-copie-1.jpg Descendre et aller dessiner pendant que les autres ramassent du bois mort pour allumer le feu. Se baigner mais pas trop loin parce qu'on repense au boa (coucou K-roll!).
Manger sur le bateau en parlant des difficultés respectives des langues françaises et portugaises.
Re-Se baigner.
Se promener sur la plage, passer du sable blanc au sable beige puis rouge. Commencer une récolte de graines et autres éléments insolites glanés ça et là.
Rio-Negro-foret-copie-1.jpg S'enfoncer un peu sous les arbres et découvrir un lac magnifique qui ne fera qu'un avec le fleuve au moment des hautes eaux.
Etre à l'affût des ploufs qui résonnent dans ce grand silence et scruter les ronds dans l'eau pour découvrir d'autres animaux étranges.
Sauter (tranquillement, il ne s'agirait pas de se fouler une cheville) le ruisseau qui lie le lac au fleuve.
Rio-Negro-urubus.jpg








S'imaginer dans le Texas avec Lucky-luke en croisant les urubus, ces vautours des eaux tout noirs et très vilains qui regardent bêtement le fleuve mais qui sont quand-même un peu trop gros pour que je me fiche ouvertement de leur tête.
Exposer ma récolte sur le bateau et plonger dans l'eau presque trop chaude pour se rafraîchir.
Manger le gâteau d'anniversaire super léger super sucré chantilly-cupuaçu en rigolant intérieurement des chansons à voeux brésiliennes. Regarder les feux d'artifices mouillés s'écraser lamentablement sur la plage sous les fausses huées des spectateurs.
Dessiner à l'ombre en regardant les autres s'exposer aux dangers du sport.
Retourner dans l'eau
parce qu'on n'est pas là pour rigoler.
Rio-Negro-descendre.jpg Ramasser les chaises longues et toutes les affaires pour rentrer et aussi les sacs et bouteilles plastiques charriés par le fleuve parce qu'on est des gens biens.
Recommencer la partie de cartes bercée par le grincement des hamacs qui se balancent en coeur.
Sentir la nuit tomber peu à peu et le vent se lever.
Voir les lumières de la ville se rapprocher.
Regarder la lune en se rappelant que le dernier quartier en France est ici le premier.
Atteindre Manaus au bout de 2 heures et accoster quand les feux d'artifices -initiatives personnelles quotidiennes- égayent la ville.
Ne surtout pas oublier de s'enduire la totalité du corps de biafine...
Par celle in Brazil
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Mardi 23 octobre 2007

carte-south-america-copie-1.jpg La superficie du Brésil équivaut à 16 fois celle de la France. Manaus, capitale de la région Amazonas, se trouve dans une partie isolée et reculée au Nord-Ouest du pays, pres de l'equateur. Située au cœur du bassin amazonien qui accueille le poumon vert de la planète (on dirait un guide...!), Manaus a été construite au bord du Rio Negro a quelques kilometres en amont de sa confluence avec l’Amazone. La cité au milieu de la forêt compte quand-même aujourd'hui 2 millions d’habitants et s’accroît régulièrement. A noter que la forêt vierge continue d’être détruite, si si, sur l’équivalent de la moitié de la Belgique (15000km²) chaque année.

Le soleil se lève vers 5h30 et se couche a 18h tous les jours de l'annee.

En ce moment dans cette région, c'est la saison sèche avec une temperature moyenne de 30 degre (28 degre des 6h du matin), en même temps que la saison des basses eaux durant laquelle les fleuves découvrent d’immenses plages de sable blanc, fin, chaud, douillet où je m’allongerai sans aucune arriere-pensee a propos d'eventuelles bêtes mordeuses qui affectionnent elles aussi ces belles zones sableuses...

Par celle in Brazil
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus