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être brésilien(ne)

Dimanche 4 mai 2008

Ce n'est pas un mythe, le Brésil ne fait qu'un avec la musique et la danse.
Avec le bruit aussi, mais passons sur ce sujet qui mériterait un article à lui tout seul...


A Manaus, le célèbre teatro Amazonas, plus connu en Europe sous le nom d'opéra de Manaus, offre une panoplie aussi riche que diversifiée de concerts, jazz ou classique, souvent gratuitement.
Le bâtiment, style néo-classique 19ème aux murs roses, n'aurait que peu d'intérêt sans sa coupole coiffée de tuiles vernissées (venues tout droit d'Alsace) aux couleurs du Brésil.
 


Opéra à l'occasion des 10 ans de l'orchestre philharmonique de Manaus 


Concert de cuivres par l'Amazonas Band


Et si l'on s'étonne de voir la moitié de la salle vide, c'est que la majeure partie de la population n'est pas habituée à ce type de spectacle en salle, parce que la musique se vit avant tout dans les rues. Les concerts en plein air rassemblent ceux qui passaient par-là et s'arrêtent spontanément pour écouter et danser. A la brésilienne, au jour le jour. Sauf pour l'ouverture du festival annuel d'opéra qui a eu lieu 2 jours après mon départ avec un spectacle présenté jusqu'alors uniquement en Pologne où il a eu un franc succès, créé par Roger Waters, oui, le guitariste-bassiste des Pink Floyd... Surtout ne rien regretter.

 



Concert sur la praça Sao Sebastao de Manaus

 
















Mais le Brésil vit d'abord au rythme de la samba. Rien à faire, ils l'ont tous dans la peau dès qu'ils savent marcher et ne comprennent pas notre inaptitude à bouger nos (petites) fesses. Qu'à cela ne tienne, je décide de commencer à me former et Patricia, la seule brésilienne au monde à ne pas savoir danser la samba, tente de nous trouver une solution.
Pour apprendre à danser classe et pro, rien de tel que le « 
Ritmo quente » (rythme chaud...), une école de danse de Manaus qui ouvre ses portes tous les samedis soirs aux danseurs avertis et aux amateurs. Mais quand je constate en rentrant que tous les danseurs ne se permettent pas un faux pas, qu'ils passent avec aisance de la samba au forro puis au zouk, je choisis la chaise la plus éloignée de la piste, bien calée derrière une table, totalement inaccessible. Malgré cette précaution, un aimable courageux a l'audace de m'inviter (c'est le grand problème des brésiliens, jamais indifférents, toujours heureux de découvrir de nouvelles têtes et prêts à discuter). Je refuse avec un grand sourire idiot en lui expliquant que 2 mois au Brésil ne m'ont pas encore permis d'acquérir le déhanché nécessaire à un accompagnement digne de ce nom... Et j'entreprends aussitôt une analyse détaillée de cette samba sensuelle et de ce zouk aux mouvements très nettement apparentés à des ébats sexuels. Presque gênant. 

Petite démonstration de samba
 
J'en arrive ainsi à me demander si le danseur brésilien face à un tel bouillonnement corporel si légèrement couvert est :

1 : formé dès son plus jeune âge par des moines bouddhistes à la maîtrise totale de ses pulsions

2 : forcément homosexuel

3 : totalement frustré quand la fin du morceau l'oblige à se détacher de ce corps chaud qu'il maîtrisait d'une main parfaite... Et en plus il sourit.
 

Pour danser sans complexe et terminer la nuit dans une ambiance de seconde zone, il y a la "Companhia do Forro", où l'on danse le ... forro :  4RS pour les filles, 8 pour les garçons, ça donne tout de suite une idée du nombre supérieur de mâles derrière le grand mur, prêts à bondir sur les fraîches partenaires. On se lance, on entre, 1er hangar, musique à fond. Malgré la pénombre, on feint d'ignorer les regards pesants d'étonnement de la foule qui rencontre rarement des étrangères dans le coin (on a beau faire, le physique n'aide pas à l'intégration...), on passe dans le second hangar, 2000 personnes minimum. Tout au fond sur l'immense scène et sous les projecteurs, un groupe de musiciens fait suer le couple de danseurs modèles dont les images sont retranscrites sur écrans géants, à l'intention de ceux qui ne suivraient pas bien les pas qui se succèdent à un rythme effréné.
Un prédateur s'approche pour m'inviter à danser, il est petit et transpirant, je refuse. Il insiste, je lui dit que je ne sais pas danser. Il insiste, j'accepte à ses risques et périls. Il fait noir, personne ne devrait trop me remarquer. Il me complimente pour me faire plaisir et profite du fait que les musiciens ne s'arrêtent pas entre 2 morceaux pour continuer sur un 3ème. Je capitule. Trop sportif. 

Je ne rappelerai pas ma seconde tentative de Forro, déjà évoquée dans l'article sur Jericoacoara. Je ne l'ai plus jamais dansé depuis...

 


Les écoles de samba sont également le siège de soirées dansantes en fin de semaine. Pour pouvoir accéder à ce type de festivités, il faut se munir d'un autochtone (merci Raphaël !) qui saura vous faire oublier que l'on se trouve dans un quartier particulièrement malfamé à coup de caipirinhas à 2 RS le demi-litre. Les rues grouillent, les voitures forcent et sur la scène montée en plein air, les musiciens se suivent et font danser le pagode, une danse dont je n'ai toujours pas compris si elle était affiliée à la samba ou non. 



Aurélie, téméraire, s'essaye au pagode et à la caipi en même temps!

 
























A Rio, il y a Magali et Antonio avec qui on n'échappe pas à la danse. Le problème c'est qu'ils aiment ça... Toutes les soirées se passent en musique dans le chaud quartier de Lapa, où des groupes chantent chaque soir dans les dizaines de cafés proches des arcades du "bonde" (le petit tram). L'avantage à Rio, c'est que l'on peut danser tout seul et si Tonhio vous entraîne sans sans vous demander votre avis, les non-pas passent à peu près inaperçus dans ces lieux surpeuplés. L'ambiance est excellente, joyeuse, les chanteurs amateurs et professionnels se prêtent spontanément le micro. Incroyable de constater à quel point tous les brésiliens connaissent toutes les chansons.
La musique sort par les fenêtres et envahit la rue où d'autres couples dansent sans avoir à payer d'entrée, où les bières et les mélanges étranges des marchands ambulants sont moins chers, où la police montée surveille la foule une clope au bec.

La samba reste quand-même pour moi un grand mystère : autant de rythmes que de manières de la danser, et bien que proches, des pas différents entre Manaus, Rio ou le NordEste... 

Ce que je retiens de la musique? un sujet éternel : l'amour, une facilité déroutante à parler de sexe et une rapidité inattendue dans l'apprentissage de la linguistique sentimentale.
 


Il n'y a pas que la Samba dans la vie : DJ Zod au café Espirito Santa dans le quartier de Santa Teresa à Rio.

Passé la frontière argentine, la Samba disparaît aussitôt, la couleur s'efface au profit du noir des costumes et des grandes robes fendues, le bandonéon se met à pleurer et le tango se réveille dans un déchirement racé. Quelle classe! A Puerto-Iguaçu, José aura bien tenté cent fois de me faire lever pour m'enseigner quelques pas de base, mais mon honneur, ravigoré par la fierté argentine, m'a poussée à ne pas me rendre ridicule en plein jour face à un public averti. J'imaginais assez mal poser ma tête sans chignon sur son épaule et remonter doucement mon pied droit le long de ma jambe gauche en tongs et short sans passer pour une touriste dont j'avais déjà tous les attributs même assise. Mais cette danse mélancolique et noble m'a glacé le sang et peut-être que si je trouvais un cours en Europe...


Le cadeau de Patricia pour ma despedida ? une paire de talons aiguilles...


Par celle in Brazil
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Jeudi 3 avril 2008
Cet article est dédicacé à Marie, Béline et Manue en souvenir de conversations mémorables à Landeda, été 2007...

Prendre des cours de portugais pour savoir s'exprimer, c'est utile, pour apprécier une culture, c'est encore mieux. Car ma prof à moi répondait à toutes mes questions. Mieux, elle pimentait les leçons de ces petites choses que des yeux étrangers n'arrivent à décrypter qu'après explication. C'est pourquoi, le jour où j'ai abordé la délicate question de l'épilation, je n'ai pas regretté la pression opérée sur moi via Internet par certaines personnes friandes d'un savoir-faire local participant en France à la réputation du Brésil...

Partant du fait qu'il fallait vivre cette « coutume » pour mieux la retranscrire, j'ai donc testé pour vous...

Certains évènements imposent parfois un repos nécessaire à l'esprit et Magali, Brigitte et moi entendîmes l'appel en cette matinée du 23 janvier à São Luis. Notre décision est prise : trouver un « salão de beleza », penser à nos petit corps et se relaxer.

A l'office de tourisme, la policière - formes girondes, uniforme kaki moulant, docks-side et démarche mollement balancée - pointe son doigt en direction de la rua do Giz, celle du grand escalier. La quarantaine, les cheveux rasés, Rai nous accueille dans son salon avec un grand sourire. Peut-être plus européen que NordEsten après avoir travaillé comme coiffeur à Londres, Barcelone, Paris et au Portugal, il s'amuse de nous entendre marchander à la brésilienne. Ici comme partout au Brésil, les salons de beauté combinent coiffure, épilation, pédicure et manucure.

Un ou une experte par matière et Mme pédicure peut même réussir à outrepasser le léger mouvement de recul qu'elle a en découvrant des pieds -que je ne nommerai pas- enfermés plusieurs semaines dans des chaussures de randonnée, réussissant même à les transformer en de véritables petits petons de bébé. Si l'Amazonie vous a plu, elle peut aussi donner à vos ongles un air sauvage en y peignant des toucans, des singes ou des piranhas. Idem sur les ongles de vos mains bien sûr et l'on admire souvent les petites oeuvres d'arts fleuries, strassées et pailletées au bout des doigts féminins.

Magali opte pour le forfait shampoing, coupe et épilation des sourcils. A la pince s'il vous plaît, par des mains expertes. On vous le fait à la cire en France ? Rai est choqué : « la cire, ça ramollit les paupières ! »

 


Un visage parfait d'accord, mais sur un corps version macaque, c'est pas trop contrasté ?

Mme épilation n'étant pas venue aujourd'hui, je quitte le salon après 2h de rigolade s'achevant par la présentation de tous les amis de Rai en photos sur les murs et pars à la recherche d'un autre salon. Au Brésil, médecin ou esthéticienne, on ne prend pas de rendez-vous, on attend son tour en bavardant ou en lisant des magazines intellectuels. Avec mes 29RS en poche, je demande à Mme B du grand salon rose ouvert sur la rue ce qu'elle peut faire pour moi. Pour savoir, il faut voir. On tombe la totalité des vêtements et la conversation s'engage au rythme du collage-décollage des bandes de cire tiède, sans aucune gêne. Le maillot brésilien, c'est comme la glace à l'italienne, ça n'existe qu'en France. Si vous ne demandez rien, c'est ticket de métro automatique, jamais moins. Et pour le prix, vous avez droit le plus naturellement du monde au « contorno » et au « retorno », cette fois ce n'est plus de l'italien, comprenne qui pourra...!


J'ai toujours détesté les lignes droites, que me proposez-vous ?

Vous voulez de l'original, d'accord ! Mais attention, ça se corse...

Pour cela, on vous propose le maillot personnalisé. Contre un billet de 50RS minimum, une artiste réalise sur votre bas-ventre le dessin de votre choix : un coeur, les initiales de votre amoureux, la croix égyptienne, un poisson ou le drapeau brésilien ne lui font pas peur. Et attention, quand je parle de dessin, j'entends par là forme et couleur : vous m'avez comprise, si vous optez pour un coeur, on vous épile en forme de coeur et on colore !!! Mais ne vous méprenez pas, j'ai dit que je n'avais que 29RS en poche...

 

les incas aussi s'épilaient...

 

J'en ai marre de dormir avec un tapis toutes les nuits, que puis-je faire ?

Le taux de fréquentation des établissements d'esthétique et très important et ça ne concerne pas que les femmes. Même si Mme B regrette la frilosité d'ordre soit disant machiste qui voudrait qu'ils hésitent à se faire épiler de peur de passer pour des homosexuels, les hommes sont très regardants sur l'aspect de leur corps . Les statistiques montrent que le nombre d'hommes s'épilant a augmenté de 80% ces 2 dernières années... Question de mode d'accord, mais aussi de sensibilité esthétique, celle-là même qui incite les femmes à s'éplucher régulièrement. Melle A, adepte et revendicatrice du 100% poilue, me disait hier que les femmes en étaient venues à s'épiler sous la pression purement machiste des hommes dont le poil reste la marque suprême de virilité (« c'est vrai répondit Mme I, aucune femme censée n'a pu imaginer une torture pareille »). Serait-ce que le brésilien se sente l'égal de la femme ? eh bien oui, je l'affirme, les hommes ici ne me paraissent pas pollués par des considérations ou des attitudes de cet ordre. On le réalise mieux encore lorsque l'on passe la frontière argentine et que n'importe quel homme vous suit du regard en sifflant à vous arracher les oreilles...

C'est vrai, l'épilation permet aussi aux hommes de valoriser... leurs muscles. Mais si pour cette raison, ils se font faire les jambes entières et le torse, l'argument ne tient plus pour le dos, le maillot et les aisselles, encore moins pour la barbe. Oui la barbe. Bien sûr il faut attendre 2 jours que le poil mesure 3mm mais ne pas se raser quotidiennement, c'est quand-même un luxe non?!

 

 


Je ne peux pas me séparer de mon caniche et on le refuse dans le salon, aidez-moi !

Aucun problème. Pour vous, il y a la solution trottoir : coiffure, épilation des sourcils, pédicure et manucure en plein air. C'est convivial, les passants admirent le travail, vous profitez de l'odeur de friture de l'étal de droite tout en choisissant votre prochain string sur celui de gauche et en plus ça coûte moins cher !


Je suis allergique à la cire, existe t'il d'autres solutions ?

Oui. Le Brésil n'est pas uniquement le roi de l'épilation, il a également su s'adapter en se diversifiant. Et au top du classement, on aime :

  • * les filles assises sur leur lit dans le dortoir de l'auberge de jeunesse qui se rasent consciencieusement les jambes et tapissent le carrelage d'une petite moquette moelleuse
  • * celles qui préfèrent les mousses dépilatoires, à pratiquer exclusivement sur la plage : étaler de la crème blanche à la spatule depuis la cheville jusqu'au maillot, attendre 5 minutes et rincer dans la mer. C'est ce qu'on apprécie chez les brésiliens, l'art de ne pas se compliquer la vie, de s'affranchir totalement du regard (le mien, halluciné) et de l'avis d'autrui, de savoir partager avec les voisins baigneurs qui auraient éventuellement oublié leur propre crème tout en offrant aux poissons un capuccino géant...
  • * les poils décolorés en blond : au départ ça choque, ces jambes cuivrées doublées d'une petite couverture en poil frisotant jaune fluo. Et puis on apprend que les garçons adorent ça... eux-mêmes d'ailleurs sont passés experts dans l'art du mélange ammoniaque-eau oxygénée pour décolorer leur torse notamment (tiens Sylvain, c'est quoi ces petites fioles dans la douche ?!). A essayer... sur la plage bien évidement...

 


  •  


exemple de petit magasin manauara entièrement dédiés aux cheveux et aux poils


Par celle in Brazil
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Vendredi 14 décembre 2007
Une des 1ères choses qui m'a étonnée en arrivant ici, ce sont les restaurants au kilo.
Le principe est simple : prendre une assiette, se diriger vers le buffet constitué d'une multitude de plats différents, remplir son assiette avec raison et justesse, faire peser, en échange de quoi on obtient un ticket affichant le prix correspondant, sur lequel les nombreuses lignes vides suggèrent de se resservir autant de fois qu'on le souhaite. Les prix, le choix – et la qualité- peuvent varier énormément, mais on s'en tire généralement pour vraiment pas cher. Il en existe dans tout le Brésil et ils cumulent les avantages de permettre de goûter un peu à tout ce qui existe dans chaque région et de pouvoir prendre exactement la quantité que la faim nous dicte. Sauf qu'on a légèrement tendance à avoir les yeux plus gros que le ventre et à ne laisser aucun vide dans l'immense assiette blanche. Disons qu'à force on maîtrise un peu mieux... Le plus dur, c'est de résister aux desserts qui vous narguent de loin avec leur brillant et leurs couleurs chatoyantes, alors qu'on sait pertinemment qu'on n'a plus faim et que c'est justement parce qu'ils sont magnifiques que vous aurez du mal à vous relever pour partir.
resto-kilo.jpg Un exemple en image : une belle assiette catégorie diététique largement compensée par celle des desserts dont chaque mini portion comporte au moins 10 fois les calories du plat...

Une manière de manger encore moins cher -quand on a passé au moins 45 jours dans le pays, le temps que son petit ventre ait repris l'habitude de créer des anticorps que la législation européenne lui avait fait oublier- c'est de manger dans la rue. pipocas.jpg
Ensuite, c'est une question de choix : soit vous optez pour l'éthiquement correct, la salubrité de votre corps et le maintien de la production locale en picorant parmi les multiples fruits, graines et légumes que l'on décortique et cuit rien que pour vous, soit vous décidez d'adopter la fesse nationale tout en finançant la déforestation (j'ai osé le sujet qui fâche ?!) en préférant les pastels (beignets au fromage ou à la viande), les churrasco de gato, les gâteaux maison que des habitants vendent sur une petite table pliante comme à la kermesse du village, les sodas, glaces et pop-corn promenés dans leurs petits chariots de plage et les centaines de bonbons bien rangés dans leurs petites cases en bois...

"Churrasco de gato", c'est quoi? c'est le 1er mot que j'ai appris ici, gato étant le chat et churrasco une sorte de grillade au barbecue. Il y a en effet des grillades de chats plein les rues dès que le soir tombe parce qu'ils envahissent les villes et qu'il faut bien rentabiliser leur élimination... Non, c'était pour rire (quoique?). De gato, c'est justement pour signifier que c'est dans la rue (et qu'on ne sait pas exactement ce qu'on mange, on y revient...). Vous pouvez ainsi déguster pour 2Réal la brochette, du boeuf ou des coeurs de poulet parfumés au gaz carbonique debout au milieu des voitures, huumm!

 

En parlant de poulet, on m'a d'ailleurs vivement recommandé de goûter aux poussins, paraît-il fameux, en s'étonnant que la France n'ait pas encore pensé à en cuisiner. J'y pense.

 

Question viande, l'apothéose c'est la churrascaria, le resto où l'on va tel un romain à l'orgie, en regrettant juste qu'il n'y ait pas des plumes à la place des cure-dents : une véritable valse de viandes de toutes sortes enfilées sur d'immenses piques à brochette que des dizaines de serveurs pointent dans votre assiette au rythme de 10 au quart d'heure... Pour les végétarien, il y a 3 feuilles de salade et des bananes frites qui se battent en duel sur la table...
Vous l'aurez compris, l'abondance (je n'ai pas dit l'équilibre...) est de règle au Brésil et ça favorise les économies quand on a saisi qu'un plat valait pour 3 personnes, le tout étant de se mettre d'accord sur le plat en question.

 

A Manaus, grâce au Rio Negro, les étals des marchés regorgent de poissons d'eau douce : goût inconnu pour nos papilles habituées aux poissons de mer, totalement délicieux et répondant aux jolis noms de tucunaré (cru mariné, un régal à 12réal chez le péruvien), pirarucu, tambaqui, jaraqui, pacù, bodo ou piranha (eh oui, c'est même l'un des meilleurs!). Mais ne comptez pas en trouver chez votre poissonnier, ces poissons aux jolies couleurs qui ne mesurent jamais moins de 50cm sont inexportables, même jusqu'à Sao Paulo !
Ce qui ne veut pas dire que les manuara ne mangent que ça, c'est un plat plus cher et la viande accompagnée de riz, haricots noirs et farine de manioc reste le plat national.

A Rio, on trouve du poisson et des fruits
de mer, logique.
Là, le beau moustachu montre une pieuvre,
un des mets les plus chers. C'est dans la halle
de Niteroi (ville en face de Rio) où l'on peut
faire cuisiner par l'un des nombreux restos
le poisson acheté tout frais au marché.
Et puis sur la plage, des vendeurs viennent
même vous proposer une douzaine d'huîtres
obèses dans un plateau d'argent.
 

Côté végétaux, le grand gagnant des régions Nord du Brésil, c'est le manioc, même si c'est un aliment pas franchement tendance du fait qu'il rappelle les indiens. Eh oui, pas facile d'être indien à Manaus, ça fait un peu plouc parce que ça rappelle à chacun ses origines simples et proches de la terre, or il faut savoir aller de l'avant et consommer comme le monde entier, c'est plus moderne. Et pourtant...
Halte à la déviation, je reviens au manioc. On trouve :
* la tapioca, une fécule qui sert à faire des beijus (nom indien) ou tapioquinha, sorte de petite crêpe blanche épaisse qui se mange au petit-déjeuner avec du fromage et du tucumào (le fruit d'un palmier)
* la même tapioca peut être soufflée comme du pop-corn pour accompagner les glaces, crèmes, etc.
* la farofa, sorte de semoule à faire revenir avec du beurre et des herbes à la poèle, j'adore!
* le tucupi, jus du manioc cuit jusqu'à obtenir la couleur et la consistance du miel de canne et qui est mortel s'il n'est pas bien cuit...
* et tout ce que syl20 aurait à rajouter vu qu'il en a fait sa thèse mais je ne vais pas non plus publier un article de 400 pages...
legumes-bis.jpg

En seconde position, le palmier.
On en mange différentes espèces sous plusieurs formes. Il y a le cocotier, l'açai et le tucumào, dont on fait des jus et des glaces.
- Dans tout le pays, le lait de coco se boit dans la rue, dans sa grosse carapace verte juste percée pour passer une paille, super rafraîchissant.
- Le tucumào, à la chair orange, est très apprécié au petit-déjeuner dans les beiju et nature dans la rue.
- L'açai s'avale pour certains au kilo en crème quasi gelée. On se jette dessus parce que c'est couleur chocolat noir et on n'en redemande plus après. C'est comme avec le tucumào, je n'arrive pas encore franchement à m'y faire, question d'éducation du goût...?
Autre fruit d'un palmier, la pupunha, 2Réal le sachet de 10 fruits cuits pendant des heures, encore un peu farineux mais pas mal. Le bacaba, dont la graine ressemble à l'açai et l'araça-boi, un fruit jaune délicieux qu'il ne faut pas rater la saison venue parce qu'il ne se conserve pas.

Pour faire ses courses, on a le choix entre les supermarchés, les vendeurs de rue et les marchés et foires. Les supermarchés vous accueillent avec une odeur des plus inquiétante (viande en état de putréfaction...?), le Chanel n°5 du lot étant Carrefour, que je cite délibérément pour sa grande logique commerciale : si en France, il crie sur les toits sa conscience écolo avec la campagne anti-sacs plastiques, au Brésil il s'adapte parfaitement aux coutumes locales qui veulent qu'un sac -trop fin- soit systématiquement doublé pour mieux tenir et contienne au maximum 2 aliments (à noter que la multiplication des petits métiers fait que ce n'est pas vous qui emballez vos provisions et que si vous vous permettez de concentrer les aliments dans un seul sac, on vous regarde comme si vous étiez Mickaël Jackson en personne). Par ailleurs, si vous décidez de vous lever à l'aube pour être là à l'ouverture du magasin et éviter de passer 3 heures dans la file, vous pourrez découvrir des aliments étranges tel « le chocolat en plaque mou » qui aura retrouvé toute sa fermeté après quelques heures de fonctionnement de clim (c'est rien, elle est juste éteinte chaque nuit...).
Ne vous aventurez pas non plus à jeter un oeil sur les emballages pour connaître les ingrédients, vous pourriez décider sur le coup de commencer une grève de la faim : acide citrique, citrate de sodium, xantane, stabilisant, phosphate, acide ascorbique font partie du moindre produit, du plus simple (le sel qui ne sale pas, le sucre, le beurre...) à celui estampillé « naturel » en lettres grasses.

 

porteur-pasteques.JPG Bref, les belles couleurs des marchés sont autrement plus fréquentables et sympathiques, on marchande, on goûte aux farines, on mange sur place, ça sent la friture et le poisson et c'est pas plus hygiénique mais ça paraît plus normal.
Super ou pas, prenez en rentrant chez vous le temps de trier : pour ôter par exemple tous les vers de la farine pourtant scellée sous plastique ou les charançons des haricots. Et puis mettez un maximum de choses au frigo, parce qu'avec la chaleur tout moisit ou devient le refuge d'une petite bête au bout de quelques jours... sympathique non ? tout de suite, on envie moins le fait que je sois en maillot de bain pour écrire cet article ?!

 

Autre chose, n'essayez pas de retrouver vos saveurs habituelles, c'est fichu d'avance. Si les coeurs de palmiers, les mangues, les papayes et caramboles qui valent une fortune dans votre Monoprix ne coûtent rien ici, une courgette verte peut valoir 20Réal pièce (8€), les tomates avoir un goût farineux qu'on ne leur imaginerait même pas en venant de leader-price et se mettre à croire que les carottes se font elles aussi siliconer... assiette-maison.jpg

 

 Une recette à la brésilienne pour finir ?! un gâteau par exemple. Attention, c'est compliqué. Vous prenez : du sucre en quantité astronomique, de la crème de lait à doser selon votre convenance, du lait concentré sucré, vous mélangez et vous laisser refroidir au frigo pendant une heure. N'hésitez pas à couvrir d'un nappage de caramel et à décorer de mms... Je sais, c'est pas sympa, mais si un fou-rire remplace un steak, on aura avalé pas mal de protéines certains soirs en lisant à voix haute les recettes d'un vrai livre de cuisine qu'on nous avait prêté, jusqu'à frôler l'étouffement le soir où l'on a appris que pour faire du jus de mangue, il fallait... : du jus de mangue, du sucre, etc...
Bon mais il ne faut surtout pas généraliser !

mangue.jpg Sinon, pour accompagner mon pirarucu-farofa, ce qu'il me manque le plus ici ?
du pain (de Thibault!)
Par celle in Brazil
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Lundi 3 décembre 2007
Le hamac est utilisé traditionnellement par les indiens d'Amazonie et même si les habitants de Manaus lui préfèrent de plus en plus le matelas avec cadre en bois digne de ceux des années 70 en France, il est pour moi the révélation, pour vous à envisager...

 

Présentation

Avantages :
- beaucoup plus adapté au climat local, il permet la circulation de l'air au contraire d'un matelas sur lequel on se réveille quasiment collé de la tête aux pieds (quoi, il fait froid en France?)

- dans la forêt, il empêche les insectes et les serpents de nous rendre de petites visites nocturnes (argument infaillible pour K-rol)
- favorise la bonne circulation du sang grâce à la position légèrement inclinée des jambes

- effet de bercement non négligeable
- incroyable mais vrai, mal de dos totalement inconnu au lever
- re incroyable mais vrai, il évite le ronflement, et ça, c'est génial pour les crispées du sommeil comme moi !

- léger, on peut l'emporter partout, pour la sieste de bébé au bord de l'eau entre 2 arbres, pour descendre l'Amazone en bateau (projet du mois de janvier...), pour dormir chez des amis où les murs comportent toujours des crochets à cet effet
- encombrement minimum en appartement : on le plie le matin, on le fixe à l'un de ses deux crochets et la pièce se transforme en bureau (et ça, Ikéa n'y avait même pas encore pensé!)
-
retour de l'être aimé en moins de deux : rapproche d'un coup les couples qui auraient pris la fâcheuse habitude de se tourner le dos en s'endormant...

Des inconvénients ?
- ne protège pas des panthères, des singes et des perroquets dans la forêt, ni des chats en appartement

- n'empêche malheureusement pas les ronflements post-caipirinhas (test réalisé à plusieurs reprises sur un individu sain -ou presque- / résultats identiques avec les bières)
- pas vraiment recommandé pour les petites siestes à deux (pour les ragots-amateurs, non je n'ai pas testé!)... et pourtant, les brésiliens doivent savoir y faire si j'en crois la séquence du film visionné hier soir, non seulement ils ne sont pas tombés mais en plus le hamac ne balançait pas d'un centimètre !

En vente dans toutes les bonnes « casa das redes » de Manaus.

Par celle in Brazil
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Lundi 26 novembre 2007

Une personne que je ne citerai pas m'a demandé dans un mail personnel (histoire de ne pas se griller sur le blog) du ragot, du vrai du beau, à propos des habitudes vestimentaires brésiliennes et toute la vérité sur le port du string. J'hésitais franchement à écrire un tel article, respect, crainte du jugement non fondé, culture différente... mais puisqu'il le faut, je vais me mouiller toute entière jusqu'au cou, vous faire voir ce que je vois avec mon regard d'européenne et assumer totalement les montagnes de généralités et d'exagérations que je vais divulguer sur la toile...

aq-mode.JPG
1/ Première règle, importantissime :

zéro complexe

 > Pour les filles : on montre toutes ses formes, on assume un max, on en est fière.

> Pour les gars : on se met à l'aise, normal il fait chaud, c'est pas beau, qu'importe ?

2/ Deuxième règle :
Le brésilien aime les femmes callipyges et les mollets bien rebondis.
Quant à savoir ce que les brésiliennes aiment chez les hommes, je n'arrive pas à saisir. Je ne sais pas si le fait de relever son T-Shirt pour exhiber un gros ventre relève de la parade nuptiale ou non.


* Mes vêtements


En bas :
Donc pour répondre aux canons de beauté du pays, les femmes montrent... leurs fesses.
Et plus elles sont larges et rebondies, plus elles sont moulées et mises en valeur d'une façon inversement proportionnelle à la manière dont on les cacherait en France. Cela au point que dans les boutiques de vêtement, les mannequins portant pantalons, shorts et jupes sont présentés de dos, histoire d'apprécier l'effet vu de derrière !!! La preuve ? de-dos-copie-1.jpg

Eh oui, Patricià, ma prof de portugais m'a même expliqué que les brésiliens parlaient des fesses des filles comme de « la préférence nationale » !!!

On comprend mieux pourquoi le jean ultra moulant est tellement à la mode, 95% des femmes en portent avec un faible pour les shorts et les mini- jupes (compter 10 bons centimètres de hauteur, à réaliser soit même avec un vieil ourlet de pantalon), c'est mieux pour la ventilation biens sûr.

On enregistre ainsi un certain nombre de cas de torticolis chez les hommes, mais finalement pas plus qu'en France...

mod--le-complet.jpg En haut :
Une plus grande diversité pour les tops mais toujours le moins de tissu possible (il fait toujours aussi chaud), de la couleur mais du synthétique, c'est insupportable d'accord, mais c'est pas cher, on peut en changer plus souvent (et ce n'est rien à côté de la mode du bas nylon d'il y a 2 ans...).
Des décolletés plongeants, des ventres à l'air (surtout les filles enceintes), des dos nus ou barbouillés de ficelles et beaucoup de transparence dévoilant de nombreux modèles de soutiens-gorges, très classe.
A noter que -préférence nationale aidant- les seins à la Jane en mon genre n'ont aucun complexe à avoir si elles sont bien lestées par ailleurs...

Cas particuliers :
En beaucoup moins sexy, il y a les uniformes scolaires des enfants, T-Shirt et bas de survêtement aux couleurs de l'école, le plus souvent en pur synthétique, pour un sauna intime c'est parfait. Il y a aussi la version sexy-strict de la mini-jupe à plis d'écolière.
Et puis les tenues des vendeuses : chemisette à col rond teinte pastel (rose, vert ou bleu, comme des sucres d'orge) assortie à un pantalon à pince, matière type jersey comme ceux de papy, sûrement très agréable à porter ; rajouter le filet à chignon de Martine à la danse, ça donne au magasin un genre plus hygiénique...

 
* Mes chaussures

Pour les chaussures, ce n'est vraiment pas compliqué.

Pour les gars, choix entre :
- des tongs,
- des baskets de cosmonautes que j'aimerais pas être à côté quand ils les enlèvent le soir.

Pour les filles :
    - des tongs (semelle allant de 1 à 10cm),

    - des chaussures que seule ma Barbie pouvait porter -parce que de toute façon elle avait le         pied déformé pour- avec des talons hauts et effilés, des lanières vernies roses, vertes, bleues,     dorées, argentées ou à paillettes, talons-fins-copie-1.jpg
  • samba.JPG Version plus chic
    de la danseuse
    de samba carioca
    (remarquer au passage
    la basket de soirée
    du partenaire...)





    - des chaussures qu'on ne voit en France qu'aux pieds des drag-queen les jours de gay-parade. La semelle compensée en liège gravée de motifs seventies est à l'honneur.

mes-sandales.JPG A côté, avec mes chaussures traditionnelles d'Amazonie, je passe juste pour une bonne soeur...
C'est sûr, on se croirait parfois au coeur d'une réserve naturelle de grands échassiers mais bon, les talons d'une part ça grandit les nombreuses petites tailles, d'autre part ça relève les fesses, pas négligeable. Et je vous jure que c'est franchement énervant quand je me prends les pieds dans les trous et les bosses des rues alors que ces filles perchées sur 15cm sont parfaitement à l'aise !


* Mes sous-vêtements

En haut :

Concernant soutien-gorge, il y a pour l'instant à ma connaissance 2 écoles : celle de Manaus et celle de Rio. En effet, les tops minimum représentent un vrai problème dans la mesure où ils laissent forcément voir les dessous.

A Manaus, on ne se prend pas la tête : on voit mon sous-tif en dentelle noire, et alors ? bon ok je l'enlève et ça se voit, pas plus grave.

A Rio, ça rivalise d'imagination pour résoudre ce dilemme : avoir le sein fier sans voir son soutien. Dans les rues, les ventes de bretelles transparentes et de coques font fureur, même si c'est du plastique et que ce n'est pas franchement agréable par 39 degrés, il faut souffrir pour être belle.

En bas :
Bon, venons-en au fait : le string.
Ici, il porte le joli nom de fil dental (prononcer fiou dentao), fil dentaire. Et ils savent de quoi ils parlent. Une bonne analyse de plage m'a permis de le vérifier : 100% des femmes le portent, toutes fesses confondues.

Mais attention, il en existe plusieurs formes, par ordre décroissant, il y a :


* le genre culotte rentrée dans les fesses, triangle isocèle dont la base la plus large
serait au bas du dos et dont la pointe aboutirait au 2ème tiers des fesses,
 

* le genre « brésilien » (votre épilation préférée), de dos ça donne un triangle à la base relativement étroite mais qui se prolonge jusqu'en bas des fesses,

* enfin, le maxi-mini, un triangle équilatéral de fortune décorant le bas du dos
qui permet de joindre tous les fils.

Mais n'allez pas provoquer la brésilienne en optant pour le sein nu, c'est pas bien vu, mettez au moins 2 étoiles au bout, c'est nettement plus présentable.
A part ça, paraîtrait que les françaises, elles, portent beaucoup plus de strings sous leurs vêtements, ça se voit quand elles se baissent et c'est quasi choquant pour les brésiliennes... alors!

Une question pour conclure ce sujet édifiant : est-ce que le centre de gravité féminin idéal descendrait avec les parallèles?!

Par celle in Brazil
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Mercredi 21 novembre 2007
caipirinha-copie-1.JPG Dans les bars à samba où elle rivalise avec la bière ; moins chère dans les rues de Lapa, où les vendeurs proposent aussi de drôles de mélanges bière-cachaça ; pour patienter avant d'avoir une table au resto ; dans les rues de Manaus pour accompagner les barbecues entre amis ; en apéro avant le poisson et jusque chez Syl20 pour m'aider parfois à m'endormir, la caipirinha est partout !
En fait, deux semaines ne suffisaient pas pour se rendre compte qu'elle mérite vraiment son nom de boisson nationale -à servir remplie de glaçons à ras bord et à boire plus vite qu'il ne lui faut de temps pour se réchauffer...

Sinon, à Rio j'ai goûté une autre boisson traditionnelle aux haricots noirs qui se boit brûlante, pas mal !


Par celle in Brazil
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Dimanche 28 octobre 2007
Chers BL,
Suite a nos conversations animees, sortes de brainstorming particulierement fructueux visant a doter le futur arrivant du plus beau des prenoms, vous trouverez ci-apres et comme convenu une liste de prenoms bresiliens dans laquelle vous decouvrirez, j'en suis certaine, LA perle, ce prenom ideal auquel vous n'aviez pas encore (oser) pense(r) :

Pour une fille :

  • dans le genre classique : Patricia, Maria, Marilia, Manoela, Catharyna, Renata, Marina, Eduarda, Jocilene, Hilda, Lucrecia

  • dans un style plus original : Lindaura, Luana, Flora, Florinda, Alciene, Silmara, Benigna

  • carrement portugais : Maria-Auxiliadora (> Dora), Maria-Conçeiçao, Maria-Aparecida (> Cida), Dolores

  • tout a fait ringard : Cintia

  • ou un joli prenom indien : Yara, Jacira, Maïra, Iaci...

Pour un garçon :

  • classique : Jorge, Joan, Lucas, Arnoldo, Mateos, Marcio, Sandro, Inacio, Edgardo

  • plus original : Nivaldo, Neivaldo, Jacinto, Itamar, Nitamar, Natanael, Atinoel, Valdir

  • franchement singulier ... : Hipocrate, Demostenes, Atila, Robinson, Gutenbergue, Ulisses, Bismarc, Moises (et ce n'est pas une blague, finalement Tarzan ce n'est pas du tout ridicule...).

(Desolee, il n'y a ni les accents ni indication de prononciation, mais je vous promets qu'a l'oreille, c'est encore mieux).

Au Bresil, la diversite des prenoms est bien plus grande que celle des noms de famille qui, etant souvent les memes, ne permettent pas une bonne identification. Du coup, ils sont souvent crees de toutes pieces par les parents.

Mode d'emploi :

  • melanger le prenom de la mere et du pere (ce qui pourrait donner Chrisrole, ça ressemble a une marque de cornflakes, ou Carophe, pas mieux...)

  • donner un air de famille aux fratries en declinant les prenoms par l'ajout de lettres ou de syllabes (oui, il faut deja penser a la suite), ex : Flora > Florinda / Itamar > Nitamar / Nivaldo > Neivaldo, etc.

  • enfin, n'oubliez pas de lui offrir un nom de famille tout a fait complet, comprenant le nom du pere, de la mere, mais aussi des grand-parents, ce qui peut devenir assez genant quand il s'agit de remplir de la paperasse...

Souhaitant que mes propositions retiennent toute votre attention et dans l'attente de pouvoir m'en assurer des mon retour, attenciosamente

bebe-bresilien.jpg

Par celle in Brazil
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Dimanche 28 octobre 2007

vendeuse-fruits.jpg Avec un minimum de 28 degre a 6h le matin a l'interieur - donc a l'ombre, une bonne partie du temps des journees mais aussi des nuits est consacre a boire. Comme l'eau potable ne se trouve quasiment qu'en bouteille et que le pays regorge d'une diversite incroyable de fruits dont les noms n'existent souvent meme pas en français, les bresiliens s'abreuvent de jus frais (« sugo », je sais Renaud que Marie-Pierre a deja exploite le filon!). On ne parcourt jamais 20 metres sans croiser un vendeur de fruits sur le trottoir, une baraque a noix de coco (simplement percees au sommet, a boire avec une paille) ou un bar a jus (genre « bar a vin » version tropicale) qui propose plusieurs dizaines de sortes de jus de fruit. Avec un demi litre de liquide dans l'estomac, ça suffit parfois pour le dejeuner, surtout s'il s'agit d'avocat (volume equivalent au minimum a 3 fois les notres).

aqua-caju.jpg Au choix, papaye, goyave, pasteque, citron, orange, mandarine, coco, banane (les varietes sont aussi nombreuses que nos varietes de pommes), avocat, mangue, ananas, cacao (rien a voir avec le goût du chocolat), fruit de la passion pour ceux dont on se fait une petite idee ; mais aussi guarana, açai, cupuaçu, cajou, acerola, bacaba, abacatada, araça-boi, abacaxi, vinho de buriti, vinho de pataua, etc. sans parler du jenipapo qui doit etre pourri avant d'etre presse... (je n'y arrive pas encore, la reaction d'un bresilien face a un camembert sans doute).

jus-et-fruits-prive.jpg Les repas aussi sont accompagnes de jus, et de biere plutot legere (apres la Belgique forcement...), ça reste desalterant. Et puis pour les repas du samedi midi et les soirs de fete, la fameuse caipirinha avec 3 tonnes de sucre, du citron vert (pour François : Citrus aurantiifolia, celui en haut a droite sur la 1ere aquarelle), beaucoup de glaçon et un bon pilon, sauf qu'il paraîtrait qu'il s'agit plus d'une boisson pour les etrangers que nationale... deception ?



Quant au cafe, il est hyper torrefie,
plutot doux, d'une couleur tirant sur le roux
et servi avec autant de sucre que de liquide
si on ne precise rien...
et a 10h, avec une part d'un demi metre cube
de gateau au chocolat fondant, on a gagne
son taux de calorie hebdomadaire !

Par celle in Brazil
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