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Rio de Janeiro

Lundi 2 juin 2008

A une centaine de kilomètres au Sud-Ouest de Rio, la petite ville de Paraty, située sur la côte Atlantique, est protégée de la mer par différentes îles et presqu'îles au relief marqué formant la baie de Parati.



Il pleut quand nous (Céline²) descendons du car, dans la petite rodoviaria située à deux pas du centre. Mais aussi furtive qu'appréciée, l'eau ne freine pas notre recherche active de la pousada chouette et économique qui ne semble pas pulluler dans le coin. On optera pour la petite chambre au fond du grand jardin de mamie-qui-ne-perd-plus-le-Nord-grâce-au-tourisme, où Céline s'endort aussitôt, terrassée par la somme des kilomètres avalés depuis son arrivée à Buenos-Aires...

 


Le centre historique de la ville est splendide dans sa simplicité et dans son rapport étroit au contexte géographique. 
Un quadrillage parfait de rues empierrées bordées de maisons blanches relevées de teintes vives, souvent ornées dans leurs angles de bandeaux bicolores aux motifs géométriques en relief.

 



Praça Matriz, à l'ombre des manguiers et des amandiers



Pas moins de quatre églises pour un peuple égal face à Dieu mais non face aux hommes : la grande 
Igregia Matriz, édifiée en 1787 au bord du rio Perequê-Açu sur lequel s'appuie le centre historique au Nord, l'Igregia Nossa Signora do Rosário, élevée en 1725 par et pour les esclaves noirs, la chapelle de Nossa Signora das Dores réservée aux blancs et l'Igregia Santa Rita, construite en 1722 pour les mulâtres affranchis. Sa façade à la fois simple et soignée est mise en valeur par une grande pelouse la reliant à l'eau du port dans laquelle elle se reflète.
           
Nossa Sra do Rosario, Capela das Dores et Igregia Matriz et Santa Rita, posée sur son tapis d'herbe

 


Dans les rues, les trottoirs, légèrement surélevés, sont abrités par l'avancée des toits et séparés de la chaussée par un fil d'eau en pente douce vers la mer. Les chaussées strictement perpendiculaires à la baie forment un creu destiné à recevoir l'eau des marées montantes. L'effet est impressionnant : la mer pénètre progressivement dans la ville par de petites ouvertures ménagées dans la digue qui la sépare de la baie. L'eau se retire plus tard laissant les rues parfaitement propres et découvrant, au pied des maisons faisant face à la baie, une belle prairie humide s'évanouissant plus loin dans l'eau.

      















Dominant la ville, le Forte Defensor Perpetuo est accessible par une route escarpée traversant une forêt tropicale où l'on admire de magnifiques bambous jaunes à rayures noires. Depuis la terrasse au sommet, la vue en surplomb sur la mer impose un arrêt bronzage sur les rochers.
  



















Vers le Nord, une succession de plages ourle la baie, où l'on peut manger aux terrasses des barraques-restaurants, à condition de choisir la table la plus éloignée des haut-parleurs à samba. Décor splendide des îles dispersées dans l'eau, rochers nus ou collines boisées parfois devenues le jardin d'une cabane de Robinson...

et si on se retirait du monde ?


Depuis la praia Jabaquara

Côté saveurs, la spécialité ici, ce sont les longs gâteaux au coco rapé de diverses saveurs (lait, ananas, goyave...) entassés en pyramides sur des tables pliantes. Dans le centre ancien, des vendeurs ambulants proposent  des pâtisseries sagement rangées dans les nombreux casiers en bois de caissons mobiles protégés du soleil par de grands parasols.

Moins authentique : le café où l'on vous annonce en vous présentant la carte qu'il faut consommer pour un montant minimum – on sort aussi sec – et la caipirinha pas trop chère mais franchement mauvaise du bar où on s'est prises pour Gault et Millau...

Touristique Paraty ? Quand les vendeurs vous abordent dans la langue de Shakespeare, on s'inquiète. Quand on entend parler uniquement anglais et français autour de nous, on se sent ailleurs. Quand on constate que les serveurs ne sont pas toujours agréables, on en a la certitude : ça ne ressemble pas aux brésiliens. Alors on se demande si toutes ces façades restaurées ne sont que de la poudre aux yeux, si la beauté des villes est inversement proportionnelle à la fréquentation touristique, comme les prix à l'amabilité ambiante.
Mais on se dispense de répondre pour mieux profiter car après tout, nous aussi, nous sommes des touristes...

Par celle in Brazil
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Dimanche 13 avril 2008
Nous atterrissons à Rio à l'aube du 1er février 2008, jour de l'ouverture du carnaval qui durera jusqu'au 5, le 6 étant le mercredi des cendres qui marque l'entrée en carême. Les 4 françaises (« l'autre » Céline nous a rejoint depuis Buenos-Aires en 44h de car... et Camille, une amie de Magali, est arrivée de France pour 10 jours de vacances) sont prêtes à suivre Antonio, notre meilleur guide carioca, pour vivre de l'intérieur cette fête qui participe à la renommée de Rio.
Soyons francs, le carnaval de Rio n'a rien à voir avec ce que l'on s'imagine sur le vieux continent. Point de délire total dans toutes les rues parsemées de filles revêtues d'un simple pagne à paillette emplumé. La ville est même totalement morte : les musées et les parcs sont fermés, le courrier ne fonctionne plus et l'ensemble du quartier du sambódromo encerclé de hautes grilles et réservé aux défilés.
Sauf que l'ambiance carnavalesque est totalement perceptible, une sorte d'électricité parcourant tous ceux qui se promènent en ville coiffés d'oreilles de lapins, de colliers à fleur ou de perruques étincelantes.

Chez les brésiliens, le déguisement semble être une seconde peau. A Manaus, j'avais déjà admiré à Noël le flegme des vendeurs de rues coiffés de bonnets rouges à lumières qui ne paraissaient pas se rendre compte de ce qu'ils avaient sur la tête ni de l'image qu'ils renvoyaient. A Rio, je m'émerveille du naturel avec lequel ils se travestissent, loin de tout ce sentiment de honte et de gêne que le déguisement suscite souvent chez nous.

Les ornements préférés sont :

- Elément indispensable, le collier à fleurs de tissu ou de papier se porte surtout entre le cou et le dessous d'un bras, façon écharpe de miss (comme les bahianaises portent leurs grands colliers, sans doute pour en accumuler le plus possible en les croisant de manière élégante, mais certainement aussi pour ne pas être gênées par leur balancement lorsqu'elles se penchent?). - Les loups de toutes sortes, du plus simple en carton avec élastique, au plus sophistiqué avec plumes, paillettes et arabesques.

- Les perruques, les diadèmes et les serre-têtes avec oreilles de lapin ou papillons sur ressorts. - Les lunettes rigolotes avec des grands cils ou des yeux globuleux par exemple.

Les costumes préférés sont :
- Pour les hommes, le pyjama ou le déguisement en femme (perruque et robe, mais sans l'épilation...). Ils sont nombreux à endosser cette féminité, mais pas de déduction hâtive, j'y ai vu une tentative de comprendre leurs égales pour une meilleure harmonie universelle... - Pour les femmes, qui elles ont la possibilité de pouvoir s'habiller en homme tous les jours, les bonnes-soeurs et les mariées, et là je n'ai surtout pas tenté de comprendre pourquoi...

Un petit carnet-guide du carnaval répertorie l'ensemble des évènements en indiquant leurs dates et heures, et permet de voguer de concerts en défilés. Entre temps, il est toujours possible de s'allonger au soleil de Copacabana après un petit bain réparateur. Les sauveteurs des mers répondent toujours présent au cas où vous vous endormiriez en faisant la planche...







Sur la plage, les tentes de ceux qui n'ont pas trouvé -ou pas cherché- de place à l'hôtel (à raison de 3 fois le prix normal, on peut comprendre) sont tolérées pendant cette période.




Il y a plusieurs manières de fêter le carnaval : les scènes fixes, les défilés avec les blocos et le sambódromo.


1/ Les concerts fixes sont la façon la plus ancienne de fêter le carnaval. A Copacabana, un groupe déguisé joue des sambas des années 40 face à un public coloré se mouvant collé-serré devant la scène installée au beau milieu de la rue.
Dans les bars du quartier animé de Lapa, les concerts se suivent et accueillent plus de monde encore qu'en période normale. La chanteuse du groupe qui joue au "Semente" tous les dimanches est ce soir un ange et il est difficille de se frayer un passage entre les 3 étages du "Rio Scenarium" où la caipirinha coule à flot...

 

Tambours et trompettes font danser les passants devant le "Café Espirito Santa" du quartier Santa Teresa.




















2/ Les blocos, comme à Salvador, sont des groupes formés par quartiers ou par thème. A Botafogo par exemple, le rendez-vous est fixé dans un lieu où l'on peut manger et boire pour s'échauffer avant le départ de « Maracangalha ». Les gens du groupe distribuent à tous ceux qui souhaitent défiler l'hymne du blocos, à chanter à tue-tête derrière le petit camion qui s'élance en vibrant au son des musiciens qu'il transporte. Le circuit parcourt les rues du quartier pendant une ou deux heures, ce qui permet d'améliorer sensiblement son portugais en répétant la chanson une bonne cinquantaine de fois...


3/ Le sambódromo est le lieu qui accueille le concours des défilés des écoles de samba. Retransmis sur toutes les chaînes nationales, il est l'image que l'on a du carnaval de Rio. Pour les écoles, la répercussion et les enjeux du défi sont tels que la corruption l'a totalement intégré. Est-ce pour cela que le sambódromo (ici construit par Niemeyer) ressemble à un gigantesque stade de foot ?!

Nous n'avions pas de places réservées pour assister aux défilés. Mais en deux tours de passe-passe entre vendeur de boissons et garde-barrière, Tonhio, notre carioca préféré, a rapidement remédié à ce petit inconvénient.

C'est en passant le haut grillage que la magie commence. Nous nageons dès lors dans un flot de taffetas, de brillants, de gigantisme et d'incroyable, nous croisons des princesses aux couleurs de la France, des tournesols géants réajustant leurs collants, passons sous un char de quelques 8 mètres de haut tiré par les chevaux de Barbie. Les costumes sont réellement impressionnants, les chars sincèrement hors d'échelle.

Et quand on pénètre dans le sambódromo, on comprend tout de suite que la taille de l'édifice impose aux écoles une extravagance nécessaire pour être vu de très loin. Le nombre de spectateurs est presque angoissant. Une succession de gradins cadre une piste qui ne mesure pas moins de 2Km de long. Environ 3000 personnes et une dizaine de chars par école défilent pendant presque 2 heures. Durant 3 nuits, du samedi au lundi, 14 écoles se succèdent de 21h à l'aube, la 1ère nuit -moins chère- étant consacrée aux écoles non classées. Chaque école choisit un thème et écrit l'histoire de son défilé.
Le règlement est très strict et impose que les différents groupes au sein d'une même école défilent dans un ordre bien précis : « allégories », « commission avant », « haie des bahianaises », « évolution », « détachement », « percussions », « rassemblement », « maître de salle et porte-bannière », etc. Le jury note la créativité, le bon goût, l'équilibre artistique, l'harmonie et la cohérence entre musique, histoire et danse, la cadence, la mélodie, les costumes, les chars, veille à l'espacement entre chaque groupe et chaque élément non conforme est fortement pénalisé. Une chanson créée spécialement par chaque école est répétée tout le long du défilé par l'ensemble des personnes qui défilent.















En 5h, nous
assistons au défilé de deux écoles : « Imperatriz » et « Vila Isabel », qui précédaient « Beija-Flor », le groupe vainqueur... En sortant, nous repassons au milieu des chars en cours de démontage (bizarre, connaîtraient-ils déjà le vainqueur qui doit redéfiler le mardi ?) et suivons de magnifiques paires de fesses rehaussées par de grandes bottes. Mais désolée, je n'ai pas voulu faire de photo-voyeurisme et j'ai gardé pour moi cette image surréaliste qui demande à être dans le contexte... étourdissant!

Je n'aurai par contre pas pu admirer en vrai le plus petit string de la fête -3,5cm- qui est sorti en 1ère page de tous les journaux le lendemain...


Par celle in Brazil
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Lundi 19 novembre 2007

peinture-Rio-copie-2.jpg En réponse à Renaud, juste 2 peintures de Rio, l'une réalisée au début, l'autre à la fin du XIXème siècle... l'extension n'a fait que se poursuivre ensuite à mesure que la mata atlantica se réduisait (forêt de type atlantique spécifique de cette région) qui subsiste heureusement dans le parc national da Tijuca près du Christ de Corcovaldo. Les habitants, qui préféraient s'installer dans des immeubles le long de plages, ont quitté progressivement le centre ancien et le « barra world », un nouvel ensemble de barres à habiter (pas 2 ou 3 non, des centaines) est en construction sur la cote, étirant encore la ville vers l'ouest en un quartier qui n'en est pas un...

Mais je prépare aujourd'hui un article pour reverdir le blason de la ville !

Par celle in Brazil
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Vendredi 16 novembre 2007
 
vue-d-avion.jpg Rio c'est d'abord l'attente d'une apparition, le nez collé au hublot du petit avion venant de Sao-Paolo au lever du soleil. Surtout garder les yeux ouverts même après une nuit blanche de vol, j'ai quand-même la meilleure place à droite pour admirer toute la cote : une ondulation continue de dunes noires, étrange, des centaines d'îles et de presqu'îles et tout à coup une ville gigantesque, étalée depuis les buildings de la côte jusqu'aux sommets des collines dont le relief n'effraie pas les bâtisseurs des favelas, pas d'autre choix. Je n'arrive pas à comprendre le découpage entre terre et mer avant que l'avion n'atterrisse, mais au décollage pour le retour, je reconnais presque chaque quartier...

Visite guidée.

vue-aerienne-Rio-copie-1.jpg En fait, Rio n'est pas construite directement sur l'océan atlantique, comme je le pensais avant, mais sur la rive Est de la baie de Guanabara. Elle s'est peu à peu étirée le long de la cote depuis le centre ancien pour atteindre finalement l'océan au Sud, perçant les collines qui freinaient son développement de tunnels (comme celui qui s'est effondré juste avant notre arrivée). Ces collines (morros) au relief très abrupt forment un véritable écrin enserrant la cité de versants arides à la terre noire ou de forêts impénétrables (tiens, un macaque!) et vont mourir dans l'eau turquoise de la baie, pour resurgir ça et là, blopblop, en de multiples petites îles et presqu'îles. Oui, c'est beau.

L'organisation quadrillée des rues permet de se repérer relativement facilement.

* Alors au Nord se trouve le centro, quartier ancien aujourd'hui d'affaire. Il faut s'entendre, « ancien » ici bien sûr, ça remonte très rarement à plus de 150 ans. aq-cathedrale.jpg Mais ce centre étonne parce que les bâtiments 19ème côtoient des immeubles 15 fois plus hauts qu'eux, un effet de créneaux incroyable le long des avenues, le théâtre et le musée des beaux arts début 20ème, la drôle (?) de cathédrale conique de 1976, les immeubles Petrobras qui écrasent de toute leur économie, des ruelles bordées de boutiques colorées, une pâtisserie début 20ème avec serveurs en noir et blanc et musique classique où l'on se gave de petits gâteaux sous prétexte de découverte culturelle...

pano-depuis-Christ.jpg * Un quartier que je n'ai pas visité à l'Est du centre : Maracanà... désolée pour les amateurs de foutchebol... mais en regardant bien, vous verrez le stade, le petit rond là à gauche, c'est ça !!!

Lapa.jpg * Au sud du centre, Lapa, le quartier de la nuit où 100 concerts se jouent chaque soir dans des lieux tous plus beaux les uns que les autres, où la samba sort dans les rues comme les vendeurs de bière et de caïpirinha, où les femmes comme les hommes portent le talon haut... Lapa, c'est l'âme nocturne de Rio (et je développerai peut-être plus tard... qui sait).

* Lapa est dominé par le quartier Santa Teresa que l'on atteint par un petit tram, le « bonde », installé au sommet de l'ancien aqueduc qui alimentait la ville en eau, les Arcos de Lapa. On grimpe pour 0,60 Réal, assis ou debout sur le marche-pied s'il n'y a plus de place, sensations fortes assurées à 100m au-dessus de la terre ferme quand mes pieds frôlent le bord du pont... Ancien quartier des poètes, des peintres, des musiciens et de mécènes dont on profite aujourd'hui des collections, vue imprenable sur la baie. Vue-de-Santa-Teresa.jpg

* Plus au Sud, les quartiers bien vivants de Gloria et Flamengo avec « le remblai » gagné sur la mer pour désengorger la ville de la circulation, aménagé en parc par Burle Marx. Puis Botafogo avec son port et la presqu'île du Pào de Açugar (pain de sucre), honte non dissimulée dans le téléphérique envahi de groupes de retraités français qui menacent de faire balancer le téléphérique, jouent de leur sifflet de foot made in China et matent sans détour les décolletés plongeant des autochtones...

* Une colline à franchir en une station de métro et voilà les plages de Leme et Copacabana... alors, ce rêve européen ? Un front de mer légèrement écrasant d'immeubles touchant le ciel, mais une très belle plage -découpée par catégories de fréquentations : babacools, musiciens, travestis, bronzage intense, etc.-, une eau à température idéale, des vendeurs ambulants et courageux de bijoux, de boissons, de paréos, d'huîtres (si si) et de DVD pirates, des artistes de châteaux de sable capables d'édifier de véritables monuments éphémères, des centaines de strings mais je vous jure aucun sein nu (des carrés de 2cm2 pour cacher le bout des seins? ah, ça oui). aq-pauses-Copacabana.jpg

Une marche rituelle et respectueuse
sur les 7Km de vagues en noir et blanc
du grand maître Burle Marx
et un churros qui se mange
ici fourré de « doce de leite »,
sorte de caramel, saupoudré
de cannelle, ça craint pour la
ligne maillot de bain au delà d'une unité.




* Encore une colline et on atteint l'atlantique avec les plages chicos d'Ipanema et Leblon et leurs surfeurs, le lac Rodrigo de Freitas en arrière bordé du jockey club et du jardin botanique.

* Et les favelas, le sentiment d'insécurité, tout ça ? euh ben, sans vouloir minimiser quoique ce soit, franchement je ne me suis jamais senti en danger, bien sûr, je ne me suis pas promenée en hurlant sur les plages à 4h du mat et je sortais toujours accompagnée le soir mais je connais maintenant une française bien plus « téméraire » mordue de salsa et de samba qui a découvert seule Lapa et ses danseurs souriants alors que certaines cariocas n'osent pas s'y aventurer !

Les favelas font partie intégrantes de la ville et la couleur rouge de leurs constructions de briques et de broc marque visuellement leurs limites. Ces quartiers ont des portes d'entrée comme certaines rues de la ville sont closes et gardées. Sauf qu'au lieu d'ascenseurs, il faut de très bonnes jambes pour rentrer chez soi ou, avec un peu d'argent, prendre une moto-taxi de cross parce que les voitures n'arrivent même pas à grimper de telles pentes. C'est tout ce que je sais parce que je n'ai pas non plus été m'y promener. J'aurais pu accepter les propositions de certaines agences qui font découvrir des favelas pour changer notre vision a priori négative, mais le 4x4 de promenade donne un genre safari plutôt paradoxal.

Christ.jpg Et puis en arrière plan, le Christ rédempteur juché à 710m sur le morro de Corcovaldo et visible de n'importe où, domine autant les immeubles que les favelas. Un alléluia avec le prêtre black qui se dodeline au pied du géant barbu accompagné de brésiliens qui hurlent leur foi et tout le monde est content.

MAC.jpg


On prend un bateau pour traverser la baie et rejoindre la ville de Niteroï, où Niemeyer a construit le célèbre MAC (Museu de Arte Contemporânea) en 1996. Je pensais trouver une sorte d'OVNI connoté années 70 et j'ai admiré une osmose parfaite entre l'architecture et le site en surplomb sur la mer, offrant un panorama unique sur les collines d'en face, d'où le Christ m'est même apparu flottant au-dessus d'un petit nuage...
Par celle in Brazil
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Mercredi 14 novembre 2007

Petropolis est une drôle de petite ville à 70Km au nord de Rio. Imaginez les villas type néoclassique ou régionalistes d'Arcachon dans un paysage de petites montagnes couvertes de bois et de pâtures, mais tropical. archis.jpg C'est une région de l'état de Rio appelée regiào serrana culminant à environ 900m d'altitude que Pedro II, empereur du Brésil au XIXème siècle, avait choisi comme lieu de villégiature pour fuir la chaleur torride de Rio en été (au moment de notre hiver en France). C'est lui qui décida de la forme urbanistique que prendrait la ville : respect du tracé des cours d'eau et des flancs de montagne, bravo. Le bâti s'est donc organisé en fonction des rivières, franchissables en de multiples endroits par des petits ponts rouges caractéristiques et l'architecture témoigne des goûts de la cour (venue du Portugal) de l'époque.

palacio-Pedro-II.jpg Le Palàcio imperial, fraise et chantilly, immense, a conservé la totalité de son mobilier d'origine ; étrange sensation que celle d'y trouver en majorité des tapis et tapisseries d'Aubusson, des meubles de Guéret et de la porcelaine de Limoges... !
Pedro II disposait rien que pour lui de 2 paysagistes -français- Binot et Glaziou, qui ont dessiné la majorité des parcs et jardins de la ville. Le plus singulier au milieu de toutes ces plantes tropicales, c'est la présence de petits hortensias bleus de 50cm de hauteur, jamais vus en Europe, qui résistent à la chaleur et au plein soleil (OK j'arrête, ça commence à dévier sérieusement botanisto-paysagiste là...).

 

Palacio-Cristal.jpg Encore une impression de se retrouver en France en découvrant le Palàcio de Cristal, une serre en fer et en verre dont la structure a été offerte... par la France (certainement refilé par Eiffel qui n'avait pas bien calculé ses quantités...). Ce palais était un cadeau du Comte d'Eu à sa femme, la fille de Pedro II (c'est sûr, il voulait se mettre bien avec son beau-père parce d'autres cadeaux comme ça, il y en a plein la ville...).


Bat-normand.jpg



Le palais Quitandinha est un ancien
casino
construit en 1944 dans un
pur style normand...
2 ans avant
l'interdiction des jeux au Brésil, dommage!

SNV80332.JPG Petropolis, c'est aussi
la ville où Santos Dumont,
le père de l'aviation,
fit construire une
maison-chalet en 1918
pour s'y retirer, trop déçu
que son invention ait servi
au combat lors de la
1ère guerre mondiale.
Vue-LNCC.jpg




Vue depuis notre hôtel, à 6Km de Petropolis, sur le bâtiment du LNCC au pied de la montagne, où Syl20 et ses collègues chercheurs cogitaient sec pendant que je me promenais. Egalement installé ici pour profiter de la "fraîcheur" (c'est vrai, il ne devait faire que 23 la nuit...), c'est le plus grand centre de modélisation du Brésil qui travaille notamment sur le climat et qui a par exemple démontré l'impact direct de la déforestation amazonienne sur le temps qu'il fait à Sao Paulo...

A demain pour la visite guidée de Rio !

 


 

Par celle in Brazil
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Dimanche 28 octobre 2007

2-carte-vol-Petro-Rio.jpg

Depart cette nuit pour Rio, via Sao Paulo (4 heures de vol et 2h de decalage horaire avec Manaus, donc comme il me semble que l'heure change cette nuit en France, il n'y aura plus que 3 heures de decalage entre Rio et Paris, et 5h entre Manaus et Paris, c'est clair?). Nous passerons d'abord 3 jours a Petropolis, cite de villegiature des cariocas a 100 Km au Nord de Rio, puis 10 jours a Rio ou nous logerons pres de la plage de Copacabana...

J'essaierai d'aller dans des cyber-cafes mais je n'emporte pas de portable, donc je ne promets pas d'alimenter le blog lors de ce sejour.

Rendez-vous apres mon retour le 9 novembre ... Ate logo !

Par celle in Brazil
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